Insensé celui qui somme le rêve de s'expliquer - Jean RAY - Malpertuis

samedi 1 janvier 2011



Quelques fleurs magiques et un chant d'amour pour que l'année vous soit à toutes et à tous belle et lumineuse.

Pomme

jeudi 30 décembre 2010

Tu rêves quelque amant de drame ou de ballade
Avec le rossignol donnant la sérénade
Et tu vas composant des chapitres entiers
Des scènes où tu brilles
Des serments aux quadrilles
Toutes ces jeunes filles sont de grands romanciers.

Anaïs SEGALAS

mercredi 29 décembre 2010

Rimes sans raison

Si je savais où est l’Amour,
Je courrais vite le chercher.
Mais qui peut dire où est l’Amour
Et qui peut dire s’il l’a trouvé ?

PP 

lundi 27 décembre 2010

ALPHABET +almanach 2024

Alphabet
En Atlantide au bout des mers,
Un Boulanger boulangeait
des Croissants.
De bons croissants de lune, Désirés
des Enfants.
Mais le boulanger Fourbe n'aimait pas les enfants.
Dans la corbeille aux croissants, il mit une Grenouille.

Henri le Héros, choisissant un croissant, posa sa main sur la grenouille.
La toute-verte coassa :" Je suis une princesse ;je m'appelle Irma et tu dois m'embrasser!"
-" C'est pas d'Jeu
dit Henri, dégoûté , interdit,
retirant son Képi pour gratter son épi."
-" Pour me donner la  Liberté, embrasser, c'est vite fait!
Et après comme tu sais , on pourra se Marier."
-"Non!...
Oui?...
Peut-être...
Quelle idée! dit Henri finalement décidé.
Rien ne sert
de Tergiverser.
Unissons
nos deux Vies
et partons en Wagon jusqu'en Andalousie.
Dans un port espagnol, embarquons, embarquons, puis buvons du Xérès
Sur le pont d'un grand Yacht
Baptisé Zébulon.

P.
Tu es arrivé, enfin, moi qui étais avide de toi.
Un peu de fraîcheur
tu as mis dans mon coeur,
qui de désir se consume.

SAPPHO

jeudi 23 décembre 2010

C'est le temps idéal pour recueillir le "rameau d'or"- le gui... le buisson magique qui croît sur l'Arbre Sage. Car les dieux l'ont planté dans le coeur du chêne et du pommier d'Avallon.
Son buisson qui toujours verdit sous les ramures hivernales symbolise l'immortalité.
Les Tisanières conseillent de le couper à l'aide d'une lame d'or, ou de l'arracher avec les mains frottées aux feuilles de verveine. Il protégera alors de la foudre, des sortilèges, des mauvaises influences, de l'infidélité. Trois de ses feuilles agissent comme un porte-bonheur.
Celle qui respire ses encens verra devant elle s'ouvrir les portes de la féerie.

Pierre DUBOIS - Elficologue


mardi 21 décembre 2010

Noêl, c'est le solstice des fées.
C'est la nuit de la Renaissance,
la Triple Nuit ou Mère des Nuits.
Les frontières sacrée s'effacent
entre l'ici et l'ailleurs,
les chemins se rejoignent sous la ramure
de l'Arbre d'Or. Celle qui veut devenir Fée
se vouera corps et âme aux Taties de Noël,
et, revêtue de gui, de lierre, de houx,
de branches de sapin et d'if,
de feuillage d'éternité, s'enfoncera à minuit
au plus loin du Royaume forestier
sans d'autre pensée que de s'y abandonner.

Pierre DUBOIS - Elficologue

lundi 20 décembre 2010

Rimes sans raison



C’est un conte absurde
Sans raison ni rime
Car,
Si raison
Rime avec maison
Et si rime
Se marie à frime ,
Absurde ne rime à rien
Si un conte noir
Rime avec grimoire
Un conte à rebours
Vaut bien le détour
Absurde ne rime à rien
Si dans un trou noir
Je me laisse choir
Si dans le velours
Meurent mes amours
Absurde ne rime à rien
C’est un conte idiot
Que conte un poivrot
Il cherche sa tête
Dans les chansonnettes
Absurde ne rime à rien
Au fond d’un bistrot
Il manque de l’eau
Y’a trop de mégots
Et pas d’allumettes
Absurde ne rime à rien
Car l’ami Pierrot
Est un vieux poivrot
Qui vit son histoire
Au bord d’un comptoir
Absurde ne rime à rien
Au fil de la plume
Poivrot dans la lune
Pierrot dans la brume
Chacun sans chacune
Absurde ne rime à rien !
PP

dimanche 19 décembre 2010

AGGN

Le cousin Paul vit en Finlande et de ce fait , il rencontre le Père Noël beaucoup plus souvent que nous autres:
« Comment va Père Noël ? »
« Pas trop bien mon vieux Paul ! »
Et c’est vrai qu’il avait l’air complètement découragé.
« Et pourquoi donc, demanda Paul ? »
« Trop de jeux violents ! Lisez ces lettres Paul : des gamins, tout petits  qui veulent des fusils, des avions, des poupées militaires. Et les plus grands, regardez-moi ça, des consoles vidéo, des jeux électroniques et pour jouer à quoi ? A tuer…. »
« Mais les gosses ont toujours aimé jouer à la guerre, père Noël ! »
« Vous savez bien pourquoi, »
« Oh, je m’en doute ; pour que devenus grands, ils aient envie d’être soldats. »
« Tout juste ! seulement tant qu’on leur donnait des soldats de plomb et des sabres de bois, ils risquaient de se faire des bleus, de s’éborgner ; aujourd’hui, dès l’âge de huit ans on leur montre comment liquider cinq mille personnes en moins d’une heure. Ils sauront bientôt comment faire sauter la planète avant de savoir lire ! »
« C’est désolant, dit Paul, mais que faire ? »
« C’est simple, je laisse tomber ma tournée. »
« Vous ne pouvez pas, Père Noël ! A cause des  « Redoutables Catalogues » ! les parents achèteront les jouets, on finira par vous oublier et les petits auront encore un sujet de rêve en moins. »
« Pensez-vous ! on fête encore saint Nicolas et pourtant, (le père Noël bomba le torse) je suis maintenant plus connu que lui ! »
« Au lieu de vous faire concurrence, vous devriez vous concerter ; vous trouveriez peut-être une solution ! » suggéra Paul qui a du bon sens.
« Ah voilà bien les machos, s’insurge la cousine Tertu (C’est la femme du cousin Paul) ; vous allez décider entre hommes du sort de Noël ; Mais vous n’êtes pas seuls les gars ! Et Befana, et Babouchka, elles n’ont rien à dire ? »
Ils durent convenir que oui, il fallait consulter aussi Befana et Babouchka et aussi tous ceux qui par le monde sont chargés de faire des cadeaux aux enfants et d’exaucer leurs vœux.
Le Père Noël envoya ses lutins aux quatre coins de la planète pour les convoquer à l’Assemblée Générale des Génies de Noël (AGGN) qui devait se tenir chez lui, sur le mont Korvatuntuni, en Laponie Finlandaise.
Saint Nicolas sur son âne gris arriva le premier, mitre en tête et crosse en main  remorquant le père Fouettard tout noir et la mine renfrognée. Puis vint la Befana sur son balais, sa houppelande trouée flottant dans le vent et perdant sans cesse des savates trop grandes pour elle ; et Babouchka l’échevelée, drapée dans ses châles russes ; de Russie encore on vit venir le Père Givre accompagné de la Fille des Neiges et puis d’Allemagne, la grosse Perchta avec ses longues nattes blondes et son casque ailé et Frau Holle la maniaque qui ne rentre que dans les maisons propres. Et puis s’avança la caravane des rois Mages, responsables de l’Espagne et de l’Amérique latine . Le Petit Jésus n’avait pas été oublié car on avait bien besoin pour la circonstance de l’opinion d’un juif né en Palestine.
En plus de ces célébrités, étaient présents, tant et tant de génies de fées et de sorcières venus du monde entier, même des pays où l’on ne fête pas Noël, même des pays où il n’y a pas d’hiver.
Et l’on délibéra ; des heures et des heures, des jours et des nuits sans trouver de solution. Ils avaient tous obligation de satisfaire les vœux des enfants, mais les vœux des enfants ne leur plaisaient pas. On tournait en rond ; quand un très vieux génie, qui n’avait encore rien dit, demanda la parole ; il venait des plaines du nord de l’Amérique ; c’était un génie du peuple Cheyenne qui n’a jamais fêté Noêl mais qui sait rendre heureux ses petits
« Vous devez satisfaire les enfants, mais les enfants savent-ils bien ce qu’ils veulent ? »
« Ce n’est pas certain, répondit le Père Noël, ils subissent trop l’influence des Redoutables Catalogues, mais leur lettres sont là et nous devons fournir ce qui est marqué. »
« Eh oui, dit en choeur  l’assemblée ; c’est bien là le problème ! »
« Vous oubliez, répondit le vieux génie Cheyenne, que nous sommes des êtres magiques ! Servons-nous de nos pouvoirs ! »
Tous les visages s’illuminèrent, ils avaient compris !
La tournée de Noël se fit comme prévu ; les enfants trouvèrent dans leurs souliers tout ce qu’ils avaient commandé.   Mais…..au fur et à mesure qu’ils déballaient les paquets, les fusils, les avions, les consoles, les jeux violents se changeaient en violons, en guitares en flûtes, en pinceaux, en boîtes de peinture, en chaussons de danse en livres de poèmes. Chaque enfant reçut ce matin-là le cadeau qui ferait éclore le talent caché qu’il portait en lui.
Alors, chacun chez soi, et bientôt tous ensemble, ils ont chanté, dansé, joué de la musique, décoré les murs des plus belles couleurs et plus jamais même devenus grands, ils n’ont songé à se battre ni à faire la guerre.
PP












vendredi 10 décembre 2010

LA FLUTE ENCHANTEE


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Papageno se retrouve seul ; il appelle Tamino, il a peur, il se lamente. Un prêtre survient, lui reproche de ne pas savoir se taire, lui fait observer qu’il mériterait d’errer sans fin dans les profondeurs de la terre. Mais le dieux sont bons ils lui pardonnent mais il ne connaîtra jamais le bonheur réservé aux initiés. L’oiseleur s’en moque, il voudrait avant tout un verre de bon vin.
S’il n’a rien d’autre à demander, il sera exaucé ; aussitôt un verre se trouve dans sa main. Papageno boit et se sent bizarre. Ce qu’il voudrait maintenant, c’est une amoureuse. A peine a-t-il formulé son souhait que la vieille apparaît. Le duo reprend et finalement, la vieille devient une jeune fille. Ils vont s’embrasser, mais un prêtre arrive qui veut les en empêcher. Mais Papageno ne se laisse pas faire….

jeudi 9 décembre 2010

LA FLÛTE ENCHANTEE-

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Pendant que son fiancé chemine vers la sagesse,  Pamina dans un jardin s’est endormie. Monostratos toujours habité par l’idée de se faire aimer de la jeune fille, par la force au besoin, survient et la regarde dormir ; il est ému, il se penche sur elle et veut l’embrasser, quand dans un coup de tonnerre, surgit la Reine de la Nuit qui le chasse. Pamina s’éveille et tend les bras à sa mère, mais la Reine lui demande où est le jeune homme qu’elle a envoyé pour la délivrer.
Il s’est donné à Sarastro, hélas ! avoue Pamina.
Folle de rage, la Reine tend un poignard à sa fille : elle doit tuer Sarastro ! Pamina refuse, elle est incapable d’un tel crime. La Reine lui ordonne d’obéir ; si elle refuse, elle la renie. Pamina est déchirée, elle aime sa mère, mais à horreur du meurtre qu’elle lui ordonne. La Reine la foudroie du regard et lui réitère son ordre avant de disparaître.
Monostratos qui n’est jamais loin revient ; il a tout entendu. Si Pamina se refuse à lui, il la dénoncera à Sarastro.
Pamina est au désespoir quand revient Sarastro….

Il chasse Monostratos. Pamina se jette à ses pieds mais Sarastro ne la laisse pas parler…Il sait…il vit dans un monde où l’on ignore la vengeance… la jeune fille est pardonnée (et de quoi ? on se demande ???)
Ils disparaissent dans l’ombre et revoici les prêtres qui cornaquent Tamino et l’oiseleur. Ils doivent toujours observer un rigoureux silence. Mais la langue de Papageno le démange ; il interpelle Tamino … puis il se parle à lui-même…enfin survient une vieille femme. Papageno engage la conversation, plaisante et la vieille lui dit le nom de son amoureux : Papageno. Puis elle disparaît sans dire qui elle est.
Les trois jeunes garçons entrent portant la flûte et le carillon. Miraculeusement, une table couverte de mets appétissants apparaît. Tamino prend la flûte et en joue, ce qui attire Pamina. Elle n’a pas connaissance du vœu prononcé par son amoureux. Elle lui parle, il ne répond pas. Son cœur se brise à l’idée que Tamino ne l’aime plus. Elle sort en larmes, tandis que reviennent les prêtres. Les épreuves vont prendre fin et bientôt le prince sera initié.
Et voici la dernière épreuve : on amène Pamina les yeux bandés ; elle pense voir Tamino pour la dernière fois. Sarastro tente de la réconforter mais elle ne comprend pas ses paroles.

Les Chouchous