Insensé celui qui somme le rêve de s'expliquer - Jean RAY - Malpertuis
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lundi 24 mai 2010

LES NOMBRES :9,10,11,12,13

Multiple de trois, le neuf apparaît assez souvent en souvenir des Muses qui étaient neuf , et de Déméter qui chercha sa fille Perséphone pendant neuf jours.
Les chrétiens pratiquants font souvent des « neuvaines ».
Le tribut payé à Minos par Athènes tous les neuf ans était de sept jeunes gens et sept jeunes filles. Ce qui renverrait au nombre sept, si nous n’avions d’abord à examiner le dix.
Les Pythagoriciens considéraient le dix comme un nombre sacré entre tous car représentant la création universelle. Il a pour la même raison une grande importance chez les Bambaras. En Inde, le code de Manou compte dix règles morales et les bouddhistes dénombrent dix vertus transcendantes.
Pourtant, s’il est moins important dans la tradition judéo-chrétienne, il n’est pas sans signification. Nous avons les dix commandements, les dix plaies d’Egypte est le dragon de l’Apocalypse est orné de dix cornes.
Le onze du Tao montre la voie, le chemin ; les Africains le relient aux mystères de la fécondité. Cependant, les Anciens détestaient se trouver onze à table.
St Augustin dit de lui qu’il est « l’armoirie du péché ». Sans doute parce que venant après le dix, nombre du décalogue, il évoquerait les impies qui transgressent ses règles.
Le total des habitants de l’Olympe est douze, comme les douze travaux d’Hercule, les douze signes du zodiaque, les douze fils de Jacob et les douze apôtres de Jésus.
Douze chevaliers pouvaient siéger avec Arthur autour de la Table Ronde.
Dans ces deux derniers cas, les convives étaient treize à table et l’on sait les superstitions qui s’attachent à ce dernier nombre. Porte-bonheur ou porte-guigne ??
Que faire un vendredi 13 ? Rester au lit ou aller acheter un billet de loterie ?

samedi 22 mai 2010

LES NOMBRES 1, 2, 3, 4

La symbolique des nombres est basée sur de très anciennes croyances dont on trouve des échos dans les religions et aussi dans les contes. Les contes commencent souvent par la formule : « Il était UNE fois ». 
C’est le nombre des débuts, de la révélation. Il est recommandé de faire un vœu quand on fait une chose pour la première fois ; quand on mange le premier fruit ou le premier légume de la saison ; quand on entend le premier chant du coucou, qui annonce la fin des gelée, quand on aperçoit la première hirondelle, la première étoile du soir, Au premier coup de teonnerre du premeir orage de l’année.
Nombre de légendes relatent l’abandon d’un enfant premier-né, voué plus tard à accomplir des actes étonnants.
Le deux exprime l’ambivalence, l’opposition qui n’est pas obligatoirement négative. Les opposés sont souvent complémentaires : masculin, féminin ; noir et blanc ; jour et nuit ; gauche et droite ; yin et yang etc…
Dans les contes les héros comme Hansel et Gretel sont parfois frère et sœur. On trouve la bonne fée qui répare les maléfices de la sorcière et le plus ancien conte connu est celui des « deux frères »
Bien que le total des habitants de l’Olympe soit douze (certains en dénombrent quatorze), les dieux principaux sont trois qui se partagent le gouvernement du monde: Zeus maître du ciel et de la terre ; Poséidon qui règne sur les ondes et Hadès qui détient l’empire du monde souterrain.
On trouve chez les chrétiens la Sainte Trinité : le Père le Fils et le Saint-Esprit
Dans le contes les vœux sont généralement au nombre de trois et les formules magiques doivent souvent se répéter trois fois pour être efficaces.
Partout dans le monde, le quatre est chargé de symboles. Dans la réalité, les mythes, les légendes, les contes ou les religions beaucoup de choses vont par quatre.
Après avoir écouté l’histoire des quatre fils Aymon ou des quatre musiciens de Brême, les enfants jouaient aux quatre coins.
L’année est divisée en quatre saisons ; il y a quatre points cardinaux.
Quatre évangélistes ont composé le Nouveau Testament, dans lequel quatre cavaliers annoncent l’Apocalypse.
Les anciens faisaient couler quatre fleuves aux Enfers : l’Achéron, le Cocyte, le Phlégéton et le Styx, garant des serments des dieux.
Et gardez précieusement le brin de trèfle, si par chance il possède quatre feuilles.
P.

samedi 21 novembre 2009

Les nombres symboliques : 3,7, 9, 12 etc… copié récap 25

La symbolique des nombres 21/11/09
est basée sur de très anciennes croyances dont on trouve des échos dans les religions.
Les principaux dieux de l’Olympe sont trois qui se partagent le gouvernement du monde: Zeus maître du ciel et de la terre ; Poséidon qui règne sur les ondes et Hadès qui détient l’empire du monde souterrain. Mais le total des habitants de l’Olympe est douze, comme les douze travaux d’Hercule, les douze signes du zodiaque, les douze fils de Jacob et les douze apôtres de Jésus.
On trouve chez les chrétiens la Sainte Trinité : le Père le Fils et le Saint-Esprit
Dans le contes les vœux sont généralement au nombre de trois et les formules magiques doivent souvent se répéter trois fois pour être efficaces.
Multiple de trois, le neuf apparaît assez souvent en souvenir des Muses qui étaient neuf , et de Déméter qui chercha sa fille Perséphone pendant neuf jours.
Les chrétiens pratiquants font souvent des « neuvaines ».
Le tribut payé à Minos par Athènes tous les neuf ans était de sept jeunes gens et sept jeunes filles. Ce qui nous conduit au nombre sept.
.Presque tous les nombres sont symboliques et on les retrouve presque tous dans les contes. Mais suivons Vladimir Propp qui recense sept types de personnages de contes :
1/le méchant : monstre, dragon, ogre ou sorcière
2/le protecteur, fée ou magicien
3/ son auxiliaire, lutin, animal intermédiaire entre le protecteur et le héros
4/ celui ou celle pour qui le héros doit partir en quête :c’est une princesse, un roi, une reine ou encore un des parents du héros
5/ celui qui ordonne la quête ; un roi ou une reine la plupart du temps
6/ le héros
7/ le traître, personnage intermédiaire entre le méchant et le héros.
Aussi, regardons de plus près le nombre 7
Il existe dans toute l’Europe des superstitions et traditions concernant le 7° enfant d’une famille, lequel est supposé avoir certains pouvoirs ou particularités tels que voyance ou talent de guérisseur : voici le Petit Poucet qui cause la mort des sept filles de l’ogre et qui fait penser à Orion pourchassant les sept Pleïades. Il pourrait encore symboliser la fin des civilisations matriarcales : Poucet prend les couronnes d’or des filles de l’ogre pour les poser sur la tête de ses frères. L’ogre tue ses propres filles ; le règne des garçons peut commencer. Un sujet de réflexion : dans les contes, principalement depuis que l’influence du christianisme se fait sentir, l’ogre et le diable ont la même fonction. Dans certaines versions le diable s’est substitué à l’ogre.
Aussi, dans le Petit Poucet, il faudrait prendre l’assassinat des filles, donc du matriarcat comme une œuvre néfaste. Ce qu’on ne peut que constater.
Poucet et le Chat Botté ont des bottes qui parcourent sept lieues en une seule enjambée.
Barbe-Bleue a sept femmes
Le petit tailleur « en tue sept d’un coup », les dragons ont souvent sept têtes.
Le nombre sept renvoie à la division lunaire en quatre fois sept jours, Egalement aux sept planètes de l’astrologie traditionnelle qui correspondent aux sept jours de la semaine :
Soleil, dimanche
Lune lundi
Mars mardi
Mercure mercredi
Jupiter jeudi
Vénus vendredi
Saturne samedi
Dans le temps de la naissance du conte, Uranus, Neptune et Pluton étaient ignorées.
Chez les Yogis, la Kundalini, source d'énergie sexuelle et spirituelle, passe à travers sept shakras : 6 corporels plus le « lotus aux mille pétales ».
Et tant d’autres significations du nombre sept ! Mentionnons encore les sept couleurs de l’Arc-en-Ciel et les sept pêchés capitaux et n’oublions pas de tourner sept fois la langue dans la bouche avant d’affirmer que tout ceci est véridique.

Les Chouchous