Insensé celui qui somme le rêve de s'expliquer - Jean RAY - Malpertuis

lundi 17 janvier 2011

jeudi 13 janvier 2011

Les Fileuses et Demoiselles des cairns laissent parfois dans la fuite furtive de leurs "danseries" des "pierres de janvier" dont la possession procure bien des avantages: il s'agit de topazes et d'améthystes.
La topaze, pierre veillée par les serpents de Topazins, est de toute-puissance. Elle écarte la jalousie et les désirs de vengeance, attire la passion, la générosité et l'amitié sincère. S'assombrit devant le mensonge, mais s'éclaire au contact d'un coeur loyal.
L'améthyste est pierre de noblesse. Elle conduit aux vertus spirituelles. Ses teintes lie-de-vin, ses éclats de violette dissipent à la fois l'ivresse et attirent vers soi les bienfaits des Floralières.

Pierre DUBOIS - Elficologue


mercredi 12 janvier 2011

Mots d'auteurs

Eh bien! tâche que ce soit un beau conte à conter dans les jardins de l'Oronte.


Maurice BARRES

Oui, oui, Maurice Barrès!  je sais tout ce qu'on peut en dire, mais s'il vous vient en main ce petit livre: Un Jardin sur l'Oronte, ne vous en privez pas : c'est une perle!



Pour ceux qui s'y perdent....

Au départ, il y a eu Almanachronique , dédié comme tous les almanachs à un peu tout,mais principalement aux traditions, aux contes, aux légendes, à la musique, littérature, poésie, cuisine, fleurs plantes et jardins et quelquefois, rarement des ouvrages tels que patchwork ou tricot, les animaux et la nature en général...
Puis j'ai ouvert RV contes,  où on trouve tout ce qui à trait aux contes, légendes et à ceux qui les font cheminer...
Et ensuite, GD scendu , consacré  à la nature aux jardins et par suite à la cuisine qui vient bien souvent (on l'espère) de la nature et du jardin...
Ce qui fait que les deux dernières années ont été un peu fouillis et que ça va s'arranger dans les mois qui viennent. avez-vous constaté que c'est déjà commencé???
Et n'hésitez pas à rappeler à l'ordre la chroniqueuse un tantinet bordélique et qui parfois n'a pas de suite dans les idées.
En tout cas, à tous, merci de vos commentaires critiques ou élogieux qui aident à faire avancer la machine et aussi de vos conseils et suggestions et merci de me lire avec tant d'amitié et de fidélité
Tous, je vous embrasse....
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PS. J'ai longtemps eu envie de prendre ce portrait pour avatar, mais j'aime avancer à visage découvert... alors tant pis! c'est moins drôle, mais c'est plus vrai...

MOI...

mardi 11 janvier 2011

GANYMEDE alm récap 25

Ganymède 11 01  11

En Asie Mineure , il y a bien longtemps, le roi Tros et la reine Callirohé, eurent trois fils ; Ganymède le plus jeune était d’une rare beauté. Imaginez des yeux d’améthyste sous des boucles noires, une  peau couleur d’ambre ; il était grand, admirablement bâti, en somme parfait !
Ce qui n’empêcha pas son père de l’envoyer comme les autres garçons de son âge, garder les troupeaux. Et c’était bien normal ; en ce temps-là, les fils de rois étaient souvent bergers. Sans doute est-ce la raison pour laquelle ils ont longtemps gardé l’habitude d’épouser des bergères !
Zeus un jour, passant dans ces parages sous l’apparence d’un mortel… (On remarquera que Zeus se promène toujours sous une autre apparence que la sienne !)… Zeus donc, un jour passant par là, vit Ganymède avec son bonnet phrygien et son petit manteau rejeté sur l’épaule. Cupidon qui n’est jamais bien loin,  voit en même temps son parrain qui regarde le jeune homme et le bon tour à lui jouer. Il baisse sur ses yeux son bandeau ce qui ne l’empêche pas de viser juste et, pan dans la fesse de Zeus !... une flèche d’or ! Machinalement, le dieu la retire ; mais elle a déjà produit son effet.  Le voilà si bouleversé par la beauté du jeune homme, qu’il voit avec stupeur des plumes lui pousser, ses bras se changer en ailes, son nez en bec et ses doigts en serres. D’émotion il s’envole et du plus haut de l’azur, fond sur le jeune homme qu’il enlève dans les airs.
Pendant que Cupidon se sauve, Zeus, fou d’amour,  atterrit sur l’Olympe au beau milieu des Dieux occupés comme souvent à banqueter de nectar et d’ambroisie. A la vue de l’enragé trousseur de chitons, ramenant sous son aile un jeune garçon, ils partent en chœur d’un de leurs célèbres fous- rire.
Héra pour sa part riait jaune ! Elle devait déjà se méfier de toutes les femelles mortelles ou non que croisait son époux ; si désormais elle devait aussi se méfier des jeunes mâles, sa vie ne serait plus une existence. Dur pour une immortelle !
Zeus, devant la réaction qu’inspirait son nouveau tableau de chasse, pensa perdre son autorité ; il lui fallait d’urgence trouver une parade. Avisant la jeune Hébé servant à boire à la ronde, il tonna :
-« Puisque notre chère Hébé nous quitte pour épouser Héraclès, j’ai songé à la remplacer. Ce jeune homme se nomme Ganymède, il sera désormais notre échanson et pour éviter qu’il ne nous quitte un jour, je lui fais don de l’immortalité. »
Pendant ce temps sur terre, le roi Tros ne décolérait pas. Il faisait retentir les bois et les collines de ses imprécations. Zeus le misérable, lui avait ravi son fils, le meilleur, le plus beau et dans quel but ! Le Dieu des Dieu avait jeté le déshonneur sur sa famille ; rien, non rien ne pourrait jamais réparer une telle injure.
Zeus en pleine idylle avec son nouvel échanson se moquait pas mal de Tros et de ses revendications. Les autres dieux troublés dans leur quiétude par ces plaintes sans fin le prièrent de faire quelque chose.
Zeus avait dans ses écuries deux magnifiques chevaux blancs. Des coursiers « rapides comme la tempête » et « plus légers que l’air », immortels de surcroît. Il en fit cadeau à Tros en échange de son silence… qu’il obtint !
Ce qui fit dire plus tard à des malveillants que le roi Tros avait vendu son fils en échange de deux chevaux….

lundi 10 janvier 2011

Le Conteur

... ha! toutes sortes d'hommes dans leurs voies et façons: mangeurs d'insectes, de fruits d'eau; porteurs d'emplâtres, de richesses! l'agriculteur et l'adalingue, l'acuponcteur et le saunier; le péager, le forgeron; marchands de sucre, de cannelle, de coupes à boire en métal blanc et de lampes de corne; celui qui taille un vêtement de cuir, des sandales dans le bois et des boutons en forme d'olives; celui qui donne à la terre ses façons; et l'homme de nul métier: homme au faucon, homme à la flûte, homme aux abeilles; celui qui tire son plaisir du timbre de sa voix, celui qui trouve son emploi dans la contemplation d'une pierre verte; qui fait brûler pour son plaisir un feu d'écorces sur son toit, et celui qui a fait des voyages et songe à repartir; qui a vécu dans un pays de grandes pluies; qui joue aux dés, aux osselets, au jeu des gobelets; ou qui a déployé sur le sol ses tables à calcul; celui qui a des vues sur l'emploi d'une calebasse; celui qui mange des beignets, des vers de palme, des framboises; celui qui aime le goût de l'estragon; celui qui rêve d'un poivron; ou bien encore celui qui mâche d'une gomme fossile, qui porte une conque à son oreille, et celui qui épie le parfum de génie aux cassures fraîches de la pierre; celui qui pense au corps de femme, homme libidineux; celui qui voit son âme au reflet d'une lame; l'homme versé dans les sciences, dans l'onomastique; l'homme en faveur dans les conseils, celui qui nomme les fontaines, qui fait un don de siège sous les arbres, de laines teintes pour les sages; et fait sceller aux carrefours de très grands bols de bronze pour la soif... ha! toutes sortes d'hommes dans leurs vies et façons et, soudain, apparu dans ses vêtements du soir et tranchant à la ronde toutes les questions de préséance, le Conteur qui prend place au pied du térébinthe....


SAINT-JOHN PERSE


dimanche 9 janvier 2011

A propos de Kay Nielsen

Peintre et illustrateur Danois, il a fait ses études à Paris , puis est venu à Londres pour y exposer ses oeuvres.
Il est né à Copenhague en 1886; sa mère était une actrice célèbre en son temps; son père après avoir été comédien a dirigé le Théâtre Royal Danois.
Ibsen, Björnnson, Grieg et Jonas Lie étaient des amis de ses parents.
Tout petit, il  dessine les personnages du folklore traditionnel scandinave. Quand il a 12 ans, c'est à un précepteur qu'on confie son instruction.
En 1904 , il part pour Paris faire des études de médecine, mais ne tarde pas à s'égarer vers Montparnasse. Il fréquente l'Académie Julian. Très influencé par Beardsley, Hokusai, Hiroshige et Utamaro, il devient illustrateur. Très mal rémunéré, il part pour Londres où il expose notamment aux Dowdeswell Galleries de New Bond Street et aux Leicester Galleries.
Il illustre en 1912 "En Perruques et Crinolines" des contes anciens dans la version de Sir Arthur Quiller-Couch.
En 1914, "A l'Est du Soleil et de la Lune" , légendes scandinaves rapportées par Asbörnsen et Moë, puis en 1924, les Contes d'Andersen, suivis en 1925 par le Hansel et Gretel de Grimm.
Romer Wilson collecte des contes du monde entier sous le titre de Red Magic que Kay Nielsen illsutre également.
Il finira ses jours comme décorateur de plateau àHollywood où il décédera presque oublié en 1957.

Les images que je vous propose ici proviennent d'un album intitulé "Kay Nielsen" paru aux éditions de Chêne en 1975.

samedi 8 janvier 2011

Fées, répandez partout la rosée sacrée des champs...


William SHAKESPEARE (Le Songe d'une Nuit d'Eté)


jeudi 6 janvier 2011

mercredi 5 janvier 2011

Janvier est le mois des Mères Banard et Vieilles Gagache, c'est le temps des Dames de Pluie que les jolies coquettes auraient tort de ne pas invoquer. La chanson des "pâles quenouilles" dit que l'ondée rend les cheveuxs aussi blonds et ondoyeux que la gerbe de blé ou aussi sombres et brillants que la moire des nuits. Que la pluie du matin efface les rides du Temps, donne peau de satin et que, "mariage pluvieux, mariage heureux".

Pierre DUBOIS - Elficologue

mardi 4 janvier 2011

Mots d'auteurs

"Comment se pouvait-il qu'avec une âme naturellement expansive, pour qui vivre c'était aimer, je n'eusse pas trouvé jusqu'alors un ami tout à moi, moi qui me sentais si bien fait pour l'être? comment se pouvait-il qu'avec des sens si combustibles, avec un coeur tout pétri d'amour, je n'eusse pas au moins une fois brûlé de sa flamme pour un objet déterminé?
Dévoré du besoin d'aimer, sans jamais l'avoir pu bien satisfaire, je me voyais atteindre aux portes de la vieillesse et mourir sans avoir vécu..."

Jean-Jacques ROUSSEAU

Les Chouchous