mardi 9 octobre 2018

Hercule 4 L'Hydre de Lerne


Il reste à Hercule à se tailler une nouvelle massue et avant sa prochaine aventure aller aider les Dieux à vaincre les Monstres.
La fille de deux de ces monstres, Typhon et Echidna, hantait les marais de Lerne en Argolide.
C’était encore une protégée de Héra : une bête gigantesque au corps de serpent et dotée de neuf têtes qui avaient la faculté de repousser au fur et à mesure qu’on les coupait. La tête centrale était en or et c’était elle qu’il fallait couper pour empêcher les autres de repousser.
Le sang de l’Hydre était venimeux et empoisonnait jusqu’à son souffle qui devenait mortel.  Hercule pour se protéger s’est enveloppé dans la peau du lion de Némée et l’attaque de loin avec des flèches enflammées.
Voyant son Hydre en difficulté, Héra envoie à la rescousse un crabe géant qui pince Hercule aux mollets. Agacé, le héros l’écrase d’un coup de talon. Fureur de Héra !
Zeus pour la calmer envoie le crabe au firmament où on peut encore le voir : c’est la constellation du Cancer.
Hercule a beau viser les têtes de l’Hydre et les couper, elles repoussent toujours et crachent leur venin. En dépit de la peau de lion, il ne peut approcher plus. Alors il fait appel à son neveu Iolaos, le fils de son frère jumeau. Il l’envoie mettre le feu à quelques arbres et lui dit d’utiliser les braises pour brûler les moignons des têtes coupées et empêcher qu’elles repoussent. Hercule arrive enfin à approcher assez de l’Hydre pour couper sa dernière tête.
Elle siffle encore quand le héros l’enterre et pousse un rocher sur la fosse. L’hydre est morte, il trempe ses flèches dans le sang venimeux. Désormais, chacun de ses traits sera mortel.
Eurysthée conteste la validité de la victoire : Hercule n’aurait pas dû se faire aider !



lundi 8 octobre 2018

Hercule 3


Pendant ce temps, la guerre entre les Dieux et les Monstres se poursuit et on ne voit toujours pas arriver le Héros à la massue et à la peau de lion…
Héra vindicative, ne lâche pas Hercule. Elle entreprend de le rendre fou et elle y parvient. Il faut dire qu’avec cinquante gamins à peu près du même âge et cinquante épouses dont il ne sait pas laquelle est la bonne, Héra n’a pas dû avoir beaucoup de mal à faire perdre la tête à notre héros. Il allume un grand feu et fait rôtir femmes et enfants.
Quand il retrouve la raison, il est atterré et va consulter l’oracle de Delphes qui lui ordonne pour expier sa faute de se mettre au service d’Eurysthée roi de Mycènes qui avait bien des problèmes. Douze si l’on en croit la légende, qu’Hercule devra résoudre avant d’être purifié de son crime.
Le premier de ses travaux sera de délivrer le royaume d’un certain Lion.
C’est un étrange lionceau engendré par la Chimère, monstre à la tête et poitrail de lion, ventre de chèvre et queue de serpent, fille de Typhon, l’un des monstres qui font la guerre aux dieux et Orthos, le chien à deux têtes qui garde les bœufs de Géryon, un monstre à trois corps, un autre adversaire de Zeus.
Héra avait adopté ce lionceau qui en grandissant est devenu féroce, aussi la déesse dût-elle se résoudre à l’abandonner dans une région sauvage d’Argolide qu’il dévasta pour se nourrir. Eurysthée, qui avait désormais Hercule à son service, afin d’éprouver sa valeur, lui confia comme première tâche celle d’éliminer le fauve.
Apollon avait offert à Hercule un arc et des flèches mais notre héros pour être certain d’être bien armé se tailla une massue dans le tronc d’un olivier… Hé, hé… voilà donc la massue… puis il se mit en route.
Arrivé près de Cléones, il rencontre un paysan et lui demande l’hospitalité. L’homme, un nommé Molorchos, pleurait son fils unique dévoré par le lion. Voyant ce superbe athlète, il le prend pour un dieu vengeur et veut lui offrir un sacrifice. Modeste comme doit l’être un héros véritable, Hercule refuse. Molorchos insiste.
-«C’est bon, lui dit Hercule, si dans un mois je ne suis pas de retour, tu pourras me rendre les honneurs funèbres. Si je reviens avec la dépouille de la bête, c’est à mon père, à Zeus, que tu offriras un sacrifice. »
Et le héros entreprend à travers bois et champs la traque du féroce animal.
Un soir enfin, sur le versant d’une colline, il voit le lion couché, la tête sur les pattes, somnolent, repus. Il est encore tout maculé du sang de sa dernière victime.
Hercule, s’approche en silence ; il se dissimule dans les replis du terrain ; arrivé à portée du fauve, il bande son arc et lance une volée des flèches divines. Malgré toute la magie d’Apollon, elles rebondissent, irritant à peine la peau de la bête invulnérable qui cependant se réveille, rugit, montre les crocs et charge le héros qui esquive, lâche arc et flèches et armé de sa seule massue tente d’assommer le monstre. Le bois rebondit sur le crâne indestructible. Hercule alors, se décide au corps à corps et de ses bras puissants, il enserre le lion, fait éclater son torse et brise en même temps les poumons de l’animal et l’arme en bois d’olivier.
Le lion étouffé se débat vigoureusement, mais peu à peu ses forces déclinent, il cesse toute résistance et s’effondre mollement, sans souffle et sans vie.
Ni la pierre, ni le feu, ni le fer ne pourront entamer la peau du Lion de Némée. Seules ses propres griffes seront les outils dont se servira Hercule, pour écorcher la bête. Il fera de la dépouille son vêtement et se coiffera de la tête.
Puis Zeus enverra le lion rejoindre au firmament parmi les constellations, Io, la chèvre Amalthée, le Bélier à Toison d’or, le Dauphin, les Poissons et bien d’autres membres de la ménagerie céleste.
Il reste à Hercule à se tailler une nouvelle massue et avant sa prochaine aventure aller aider les Dieux à vaincre les Monstres.




dimanche 7 octobre 2018

Hercule -2


Pendant ce temps, la guerre entre les monstres et les Dieux continue et le héros à massue et peau de lion n’est pas sur le terrain.
Il y a bien ce nourrisson qui vient d’étrangler deux énormes serpents mais il n’est pas encore immortel et Héra le déteste. Comment amener la déesse à donner le sein à l’enfant d’une des innombrables maîtresses de son époux ?
C’est bien entendu Hermès le rusé qu’on charge de la mission. Il attend qu’Héra soit profondément endormie, contre elle il glisse le bébé qui se met à téter goulument. Ce qui réveille la déesse ! Elle voit le petit, le reconnaît et furieuse lui retire brutalement le sein. Dans ce geste brutal, une grande giclée de lait atteint le firmament où on peut encore la voir dans les belles nuits d’été : c’est la Voie Lactée.
Toutefois la mission est accomplie : le jeune Hercule si peu que ce soit a tété le lait d’Héra, il est désormais apte à devenir immortel. Mais cette immortalité il lui faut quand même la gagner et pour cela, il lui faut d’abord une solide éducation.
C’est Chiron le Centaure qui en sera chargé.
Les Centaures sont des êtres extraordinaires : le bas de leur corps est celui d’un cheval mais le buste et la tête sont humains. Ils vivent en Thessalie au nord de la Grèce. Ils sont sauvages et brutaux ; seul Chiron est un sage qui vit retiré dans une grotte sur le mont Pélion. Dans son jeune âge, les dieux jumeaux Artémis et Apollon lui ont enseigné la musique et les arts qu’il enseignera à son tour à de nombreux héros de la Grèce.
Les jumeaux sont donc confiés à Chiron. Iphiclès est une élève docile mais Hercule au contraire est brutal et indiscipliné. Alors on l’envoie garder les troupeaux d’Amphitryon. Le bouvier lui apprend le tir à l’arc ; il devient de plus en plus fort, il grandit jusqu’à mesurer deux mètres.
Le roi Thespios qui a cinquante filles lui en donne une pour épouse, mais rusé, il envoie chaque soir une fille différente passer la nuit avec Hercule. Et voilà notre héros qui fait tout en grand doté de cinquante fils !

Pendant ce temps, la guerre entre les Dieux et les Monstres se poursuit et on ne voit toujours pas arriver le Héros à la massue et à la peau de lion…

samedi 6 octobre 2018

dimoidimo

DIMOIDIMO 

Sereine et dépitée,
Je me rendais à la kermesse
Songeant, il faut les retrouver ;
Nous sommes encore loin de l’été
Et qui l’eût cru :
Tous les oiseaux ont disparu !
Vous en êtes marrie, Madame,
Mais attention ! Pas d’amalgame !
Si les oiseaux ont disparu,
C’est que des braconniers sans  âme
Et sans pitié,
Les ont ciblés !
Madame en cherchant les oiseaux
Voilà que vous avez trouvé
Des trucs en plume , des gris-gris :
Un cas de sérendipité.
« Que dites-vous ? Sérendi… quoi ?
Je ne connais pas ce mot-là !
-Ce n’est pas grave, mais sur Wiki allez chercher…
Ah ! Bravo, vous l’avez trouvé !
Vous savez maintenant ce qu’il est.
Vous n’avez pourtant pas trouvé
Les petits oiseaux envolés.
Loin… loin… là-bas chez les Inuits
Dans les vastes déserts glacés…
J’ai bien du mal à terminer
Cette poésie un peu kitsch…
Donnez-moi donc un peu de kirsch ;
Je prendrai lors de l’altitude,
Retrouverai la zénitude

Et tous les oiseaux envolés…
.

Hercule (1)


Héraklès, le héros de la légende grecque est plus connu sous le nom que lui ont donné les Romains : Hercule.
Hercule est un « héros » moitié homme moitié dieu : son père est Zeus, le roi des Dieux que les romains ont appelé Jupiter, et sa mère est Alcmène, l’épouse du roi Amphitryon.
Ne croyez pas qu’Alcmène était une épouse infidèle ; jamais elle n’aurait passé une nuit avec Zeus si celui-ci n’avait pris l’apparence d’Amphitryon.
Zeus était coutumier de ce genre d’aventure, mais il avait pour une fois une bonne raison : des monstres engendrés par son grand-père Ouranos, les Titans aussi grands que des montagnes, les Cyclopes géants à l’œil unique au milieu de front, d’autres géants encore terrifiants qui avaient chacun cent bras et cinquante têtes, ces monstres avaient déclaré la guerre aux Dieux.
Et Zeus, pourtant aidé de ses frères, de ses sœurs et de ses enfants ne pouvait en venir à bout. Gaïa sa grand-mère savait le passé comme l’avenir ; Zeus est allé la consulter et elle lui a dit que seul un être d’une force gigantesque, vêtu d’une peau de lion et armé d’une massue pourrait l’aider à vaincre les monstres.
Seulement voilà… cet être n’existait pas et c’est pourquoi Zeus choisit Alcmène qui avait des dieux pour ancêtres pour lui donner un fils.
Amphitryon n’était pas vraiment enchanté de la situation mais il avait compris que son épouse avait été élue par le roi des Dieux et que sincèrement elle l’avait pris pour son époux. Il lui pardonna si bien qu’il lui fit le soir même un autre enfant.
Les deux garçons vinrent au monde le même jour ; l’un fut nommé Iphiclès et l’autre Hercule. Amphitryon se demandait bien lequel des jumeaux était son fils. Il n’allait pas tarder à le savoir.
Héra l’épouse de Zeus était furieuse. Elle avait bien des raisons d’être jalouse : sous diverses apparences, son époux peuplait la Grèce de héros qu’elle ne pouvait que détester et ce dernier né autant que les autres. Elle envoya dans la chambre des bébés deux serpents énormes qui lentement, ont rampé vers les berceaux. Iphiclès en les voyant se mit à hurler de terreur, ce qui réveilla le jeune Hercule. Très intrigué il s’avança vers les deux bêtes et voulant jouer avec les étouffa proprement.
Le doute n’était plus permis, Hercule était bien le fils de Zeus. Mais il n’était pas encore immortel ; pour le devenir il lui fallait être nourri du lait de Héra.

dimanche 4 mars 2018


Avec des si-

Si les girafes avaient des ailes
Et les éléphants des violons,
On ferait danser les gazelles.

Si par hasard dans les buissons,
On rencontrait, quelle surprise !
Un hippopotame en caleçon
Narguant le froid, narguant la bise
Et aussi le qu’en dira-t-on…

Si le chagrin des crocodiles
Noyait de larmes les chemins,
En les voyant battre des cils,
Faudrait-il leur tendre la main ?


jeudi 28 décembre 2017

Un roi stérile

Loin, très loin dans le temps en arrière, un roi de Grèce du nom de…un des ces noms que de nos jours on hésiterait à donner à son chien, ce roi donc n’avait pas d’enfants et se demandait comment faire pour en avoir au moins un.
Il avait un sage conseiller au nom aussi improbable que le sien qui avait un jour sauvé la vie à des serpents. Les reptiles reconnaissants lui avaient pendant son sommeil nettoyé les oreilles en profondeur si bien qu’il comprenait désormais le langage des oiseaux.
Ce sage consulté par son roi dut admettre qu’il ne connaissait rien au problème mais que peut-être il serait bon de demander aux oiseaux.
On sacrifia deux bœufs qui furent découpés et mis à sur le grill, puis on invita tous les oiseaux à venir se régaler. Tous ont accepté… Seul le vautour était absent… Le vautour n’a que faire de viande rôtie ; il préfère la charogne.
Les oiseaux régalés, on les questionna et ils durent avouer leur ignorance. C’est alors qu’on vit arriver le vautour qui venait selon sa coutume nettoyer les restes du festin. Le vautour connaissait le pourquoi et le comment de l’affaire. Entre deux bouchées de tripaille, il raconta comment lorsque le roi était enfant, il se trouvait près de son père un jour que celui-ci transformait des béliers en moutons. Comme la plupart des enfants, le futur roi était incapable de rester tranquille. Le père irrité se tourna vers lui ; il tenait dans la main le couteau ensanglanté. L’enfant terrifié se sauva ; le père continua sa besogne et quand il en eut terminé, il planta sans l’essuyer le couteau dans un jeune poirier sauvage qui se trouvait là. Depuis le poirier avait poussé et son écorce avait recouvert en partie le couteau qu’on avait oublié.
« Il faut, continua le vautour, retrouver ce couteau et bien le gratter. Le sang séché ainsi récupéré, on devra le verser dans du vin dont Votre Majesté boira un verre par jour pendant dix jours ».

Ce qui fut dit fut fait et la légende affirme que ce roi au nom bizarre eut une nombreuse descendance.

dimanche 5 novembre 2017

Rimes à rien...

Que deviendra Arsinoë la Belle quand le sort l'enverra loin de son élément?
Son avenir sera celui de la lentille qui se veut papillon.



samedi 26 août 2017

Amis conteuses et conteurs, vous allez sans doute me dire que j'enfonce une porte ouverte, mais bon, pour moi c'était nouveau.
J'ai trouvé chez un bouquiniste un vieux bouquin (ça c'est normal! J'allais pas non plus chercher là un camenbert ou des chaussettes)... bref... il s'agit de "La Vie et la Mort des Fées" de Lucie Félix-Faure Goyer. Un tour d'horizon sinon complet du moins copieux des contes et autres légendes ayant trait aux fées depuis les contes celtes jusqu'à Alice et Peter Pan.
Ca a été écrit en 1910 et depuis bien entendu on a progressé en matière d'origine des contes,néanmoins on y trouve de bonnes piqûres de rappel dont un mention d'un "Merlin l'Echanteur" d'Edgar Quinet... Du coup, je l'ai commandé, me disant qu'un type qui a droit à une station de métro doit avoir des choses à dire... je vous tiendrai au courant!

mercredi 3 mai 2017

Le Blaireau -



 Dictionnaire du Zoodiac : Signe de Poil, gouverné par l’ennuyeuse planète Rasoir.
 Les natifs du blaireau sont généralement taquins ; ils aiment à être caressés dans le sens du poil, sinon ils sont capables de jouer des tours pendables
 Si vos enfants sont nés sous le signe du Blaireau, dirigez-les vers le barreau ; c’est une carrière qui leur convient.

C’est d’ailleurs Grimbert le blaireau  qui prit la défense de Renart que Noble le Lion voulait pendre.
Certes le blaireau n’est guère méchant, mais il n’est pas sans malice. Ainsi le blaireau japonais prendra l’apparence respectable d’un vieux moine pour s’introduire dans votre maison. (Si vous vivez au Japon, évidemment !) Et puis, comme il était venu, il disparaîtra, du moins c’est ce que vous allez croire !
Jusqu’au moment où voulant faire une soupe, la marmite que vous avez remplie redeviendra blaireau. La soupe répandue aura éteint le feu et tandis que vous tenterez de réparer les dégâts, les enfants rentreront de l’école affamés, votre époux du jardin et vous serez bientôt sur le point de vous pendre… si bien entendu vous habitiez au Japon… ce qui n’est pas le cas me dites-vous !
Les Celtes aussi avaient à se plaindre du comportement du blaireau qu’ils considéraient comme une sorte de génie malfaisant, cupide, toujours en train de mendier et de menacer en cas de refus. Aussi l’enfermaient-ils dans un sac pour le battre jusqu’à ce qu’il demande pardon et promette de ne plus recommencer… jusqu’à la prochaine fois !
On dit que les dents, les poils, la peau, les pattes du blaireau peuvent être utilisées comme amulettes pour prévenir différents mauvais sorts. Ces coutumes sont cruelles et nous ne les détaillerons pas ici, afin de ne pas donner de mauvaises idées. En dépit de sa malice, le blaireau reste un animal qu’il convient de respecter.


dimanche 30 avril 2017

Aristée et les abeilles.

Sa "parole de miel" lui a valu d'être le saint protecteur des abeilles et des apiculteurs. Aussi prions Saint Bernard d'intercéder en leur faveur, elles en ont bien besoin.
Observez les abeilles..., s'il vous en reste...et vous allez pouvoir épater vos visiteurs citadins en leur annonçant le temps futur.
Même si le ciel est bleu et que le soleil brille, une abeille prudente ne quittera pas sa ruche si elle prévoit de la pluie.
Si par un temps superbe, vous les voyez rentrer soudain, fermez les parasols, rentrez les coussins, annulez le barbecue... le temps est à l'orage.
En revanche, si au petit matin, elles bravent la brume et l'humidité, c'est que: "ça va se lever!"
Enfin, si vous les voyez à la fin de l’été, calfeutrer l'entrée de la ruche en ne laissant qu'un minuscule passage, faites rentrer du bois... l'hiver sera rude!
Aristée lui, n’avait plus d’abeilles à observer ; ses ruches étaient désertes. Une étrange épidémie les avait dévastées.
Cyrène sa mère, la nymphe qu’avait aimé Apollon lui conseilla d’aller trouver Protée, le vieillard de la mer qui savait le passé comme le futur et qui pouvait aussi expliquer le présent.
Mais Protée refusait de répondre aux questions sauf s’il y était forcé ; le pire était qu’on avait bien du mal à le contraindre car il avait le pouvoir de se transformer sans limite aucune.
Aristée, qui voulait savoir pourquoi ses abeilles avaient péri alla donc le consulter.
 Protée selon sa coutume refusa de lui répondre et quand il se sentit près d’être saisi il devint lion, puis panthère, puis serpent, eau courante, arbre bruissant de feuilles, sanglier, enfin il se changea en taureau et alors Aristée parvint à le saisir par les cornes et le somma de parler.
« C’est bon, c’est bon ! dit le vieillard, lâche mes oreilles, nous serons mieux pour parler. »
Aristée craignant une ruse nouvelle, continuait à l’empoigner fermement aux épaules.
« Ce sont dit Protée, les Dryades qui font périr tes abeilles. 
-Mais pourquoi ?
-Pour venger leur sœur Eurydice qui est morte par ta faute ! »
Aristée alors se souvint de la belle Eurydice qu’il avait tant aimée. Mais elle ne l’aimait pas ; elle préférait Orphée. Et lui le paysan, comment pouvait-il rivaliser avec le poète, le musicien qui charmait jusqu’aux pierres des chemins ? Quand il apprit qu’elle allait épouser Orphée, qu’il allait la perdre, fou d’amour, il se lança à sa poursuite. Eurydice éperdue, dans sa fuite marcha sur un serpent qui la mordit au talon. Orphée alla la chercher jusqu’au fond des Enfers, mais ne réussit pas à la ramener chez les vivants.
Ses deux sœurs inconsolables se vengent sur le coupable en détruisant ses ruches.
« Mais alors, que faire pour qu’elles me pardonnent ?
-Il faut, dit le vieillard, leur sacrifier 4 taureaux et 4 génisses. »

Aristée, immola les huit bêtes et de leurs entrailles sortirent des abeilles pas milliers.

Hercule 4 L'Hydre de Lerne

Il reste à Hercule à se tailler une nouvelle massue et avant sa prochaine aventure aller aider les Dieux à vaincre les Monstres. La fi...