mardi 12 janvier 2016

Bon Anniversaire , Charles!


Les Contes de Perrault

Dans un blog dédié aux contes et à la littérature, la première place revient « à tout seigneur, tout honneur » à Charles Perrault.
S’il n’est pas le plus important des écrivains- conteurs- collecteurs puisque les Contes de ma Mère l’Oye ne comportent que  dix histoires dont deux, Peau d’Ane et Grisélidis sont de longs poèmes en vers, Perrault est sans doute le plus populaire de tous . A lui revient le mérite d’avoir été le premier à tirer de l’oubli au fond duquel ils sombraient, les « contes de nourrices » ou « contes de bonnes-femmes » que seuls écoutaient les enfants pour les offrir à un public non seulement adulte, mais de plus lettré.
Ces contes anciens, oubliés pendant la Renaissance au profit de la mythologie gréco-romaine, nous sont revenus curieusement au XVII° siècle au travers d’une mode lancée par les intellectuels tenant des « modernes » dans la fameuse querelle des « anciens et des modernes » ; le plus farouche défenseur des « modernes » étant Charles Perrault qui nous a, paradoxalement,  rendu une des meilleures versions littéraires des contes traditionnels.
Je ne vais pas ici entrer dans les vains débats entre ceux qui professent que seule l’oralité convient au conte et ceux qui tiennent pour l’écrit. L’important  est que le conte circule et vive, d’autant plus qu’avec le numérique et le cinéma de nouvelles voies lui sont ouvertes.
Il faut là mentionner le contesté Walt Disney qui, curieusement, n’a pas raconté le « Chat Botté », le parfait « trickster » qui tel une figure d’Hermès, en faisant la fortune de son maître, parraine l’ensemble des contes.

« Le maître Chat arriva enfin dans un beau château dont le maître était un ogre, le plus riche qu’on ait jamais vu, car toutes les terres par où le roi avait passé étaient de la dépendance de e château. Le Chat, qui eut soin de s’informer qui était cet ogre et ce qu’il savait faire, demanda à lui parler, disant qu’il n’avait pas voulu passer si près de son château sans avoir l’honneur de lui faire la révérence.
L’ogre le reçut aussi civilement que le peut un ogre et le fit reposer. « On m’a assuré, dit le Chat, que vous aviez le don de vous changer en toutes sortes d’animaux ; que vous pouviez, par exemple, vous transformer en lion, en éléphant.- Cela est vrai, répondit l’ogre brusquement, et, pour vous le montrer, vous m’allez voir devenir lion ».
Le Chat fut si effrayé de voir un lion devant lui, qu’il gagna aussitôt les gouttières, non sans peine et sans péril, à cause de ses bottes, qui ne valaient rien pour marcher sur les tuiles. »







1 commentaire:

manouche a dit…

Perrault, l'enchanteur de notre enfance!