jeudi 28 février 2013

Le partriole




Le second mois de l’année
Que donnerais-je à ma mie ?
Deux tourterelles,
Un partriole,
Qui va, qui vient, qui vole,
Un partriole,
Qui vole dans ce bois.


On dit au-revoir sur l'almanach et le géranium fleurit au jardin


lundi 25 février 2013

Fées ou sorcières?

Quand les hommes et tout particulièrement ceux d'église ont voulu retirer tout pouvoir aux femmes, ils firent de celles qui avaient du savoir, des sorcières. Menacées, pourchassées, elles ont trouvé refuge au fond des bois, parfois dans des grottes.
Ces femmes étaient souvent guérisseuses et détenaient la connaissance d'anciens cultes. Le peuple des campagnes partagé entre admiration et terreur, se mit à construire leur légende: on les dit fées, magiciennes.
Beaucoup savaient les secrets des plantes; celles qui guérissent, celles qui tuent, celles qui provoquent les rêves ou l'ivresse. On y ajouta le pouvoir d'apparaître ou de disparaître à volonté. On disait à voix basse, le soir aux veillées, qu'elles étaient capables de transformer les vivants en animaux, en arbres, en pierres même. En souvenir des nymphes des eaux qu'on célébrait autrefois, on les fit vivre dans les sources, les fontaines, les étangs, les cours d'eau et même au fond des puits.
On pensait qu'une reine les gouvernait et les convoquait chaque année en assemblée. leurs mérites étaient récompensés par des pouvoirs accrus et celles qui avaient failli pouvaient déchoir jusqu'à devenir simple mortelles ou pire, se fondre dans le paysage, pour un temps plus ou moins long.

Guilly poursuit ses exploits sur l'almanach et la poule au pot vous attend au jardin

dimanche 24 février 2013

La chanson magique

"Celles qui vont au bois, c'est la mère et la fille..."

La chanson raconte l'histoire de Marguerite qui,  victime d'un enchantement, chaque nuit se métamorphosait en biche.
Son frère le prince Renaud, était chasseur. Il courait les bois suivi de ses barons et d'autres princes des ses amis. Au cours d'une chasse, à la tombée du jour, ils prirent une biche qui fut portée aux cuisines et accomodée pour la fête du lendemain.
Elle fut servie à table et chacun se régalait, quand du fond du plat, un chant triste s'éleva:

"Vous n'avez qu'à manger, suis la première assise.
Ma tête est dans le plat et mon coeur aux chevilles;
Mon sang est répandu par toute la cuisine
Et sur les noirs charbons, mes pauvres os y grillent..."


Allez à confesse sur l'Almanach et ramasser la chicorée au jardin.

vendredi 22 février 2013

Les pommes d'or des Hespérides

Il existe de par le monde bien des vergers enchantés où mûrissent les pommes de jeunesse et d'immortalité: celui d'Avalon et aussi celui des Hespérides qui pourraient  bien être le même, puisque ce dernier disait-on se situait loin à l'occident de l'Olympe aux confins du monde. Or Avalon, selon certaines légendes, serait situé aux environs de Glastonbury , en Angleterre.
Dans le jardin des Hespérides, les pommiers donnaient des fruits d'or pur.
Gaïa avait offert la première pomme à Héra le jour où Zeus l'épousa. La déesse en avait gardé des graines qu'elle fit planter dans ce lointain verger, confiant aux trois gardiennes le soin de veiller sur les fruits. Un dragon, Ladôn devait réduire en cendres quiconque approcherait des arbres magiques.
Héraclès, bien que fils de Zeus, n'était qu'un demi-dieu. Il devait, pour atteindre à l'immortalité, accomplir douze exploits surhumains. Le dixième était précisément de parvenir à dérober les pommes d'or et pour cela venir à bout du dragon. Il y parvint et les Hespérides, honteuses d'avoir failli à leur mission demandèrent à être changées en arbres. On vit alors pousser sur terre un ormeau, un peuplier et un saule.
Héra pardonna à Ladôn qui prit son envol vers le ciel où on peut encore le voir les nuits où brillent les étoiles de la constellation de Dragon.

Blaise donne son avis sur l'Almanach et la pelouse se soigne au jardin

jeudi 21 février 2013

Morgane

 Morgane, la soeur d'Arthur,  avait appris de Merlin les secrets de la nature et des plantes. Elle en savait tous les usages, pour le bien comme pour le mal, aussi la voyait-on comme fée ou bien sorcière.
Certains disent que son nom signifie "née de la mer" et ainsi l'apparentent aux sirènes.
Elle vivait avec ses huit soeurs dans l'île d'Avalon, l'île Fortunée où pousse un verger enchanté. Sur ses arbres mûrissent les pommes d'immortalité et d'éternelle jeunesse.
Elles portent sur le front un croissant de lune tatoué en hommage à la déesse mère et à la lune dont elles célèbrent le culte.
Des neuf soeurs, Morgane est la plus belle. Elle rend la justice et console ceux qui savent trouver le chemin d'Avalon pour venir jusqu'à elle.








Tendez la main à l'almanach et soignez le balisier au jardin

mercredi 20 février 2013

Gilbert Bécaud "La ballade des baladins"

Les Lupercales

Les jeunes gens de la Rome Antique (qui ne l'étaient pas tant), avaient une façon assez particulière de faire la cour aux demoiselles. Pendant les Lupercales, entre le 13 et le 15 février, ils se rendaient au pied du mont Palatin, dans la grotte où un louve prit soin de Rémus et Romulus. Le prêtre de Faunus, le Luperque sacrifiait un bouc, touchait du couteau sanglant le front des garçons qui taillaient des lanières dans la peau du sacrifié. Puis vêtus de peaux de boucs et brandissant leurs fouets, ils couraient par les rues, flagellant toutes les jeunes filles qui leur plaisaient. Ils pensaient ainsi les rendre fécondes. Dieu merci, on a depuis imaginé d'autres méthodes!
Ils se divertissaient ainsi en l'honneur de la Louve fondatrice de la cité. Aussi ne vous étonnez pas mes soeurs, des combats que nous avons encore à mener en songeant que louve se disait lupa, qui a donné son nom aux lupercales, mais aussi au lupanar: la maison des Louves.
Des légendes Celtes racontent l'histoire du loup Gilwaethwy et de la louve Goewin qui ont donné naissance à Bleiddwein, un louveteau ancêtre du chien. 
La louve, dans ces légendes, figure la Grande Mère, effrayante et rassurante à la fois, qui nourrit ses enfants et parfois les dévore; de cette figure découlent ogresses et sorcières qui dans les contes traquent les enfants solitaires.
Pensons au Petit Chaperon Rouge; ce conte n'a peut-être pas le sens moral qu'ont voulu lui donner Perrault et plus tard les frères Grimm. Sans doute est-il un souvenir de légendes anciennes. Le loup y prend la place de la Grand-mère. C'est donc dans une figure maternelle que se glisse la férocité du loup. Dans le monde animal, la mère ne dévore pas ses petits, sauf exception...
Voilà des points sur lesquels il faudra revenir avec plus d'informations....

Un roman commence sur l'Almanach et les fèves se sèment au jardin

mardi 19 février 2013

Les pierres vivantes


Quatre fêtes rythmaient l'année magique des Celtes:
Imbolc, vers le premier février, un temps de purifications qui précède le réveil de la nature; Beltaine dans la nuit du premier mai et ses rites de fécondité; Lugnasad, célébration de Lug le Dieu Soleil et dont nous gardons en souvenir le prénom Louis, celui que portait le roi qui avait pris la soleil pour emblème, et Samain dans la nuit du 30 octobre au premier novembre, quand s'ouvrent les passages entre les morts et les vivants.
Imbolc est associée aux pierres.
Les Celtes pensaient que les pierres étaient vivantes et gardaient la mémoire des anciens. Nous-mêmes, ne gravons-nous pas leurs noms sur les pierres tombales? Ainsi les croyances perdurent même quand on imagine les avoir oubliées.
En Bretagne, en Angleterre et dans toute l'Europe, dolmens, menhirs, alignements, cercles, témoignent d'anciennes cérémonies qui rythmaient l'année magique.
Un jour, il y a très, très longtemps, les Tuatha Dé Dânann, le peuple des Elfes, apporta en Irlande la Pierre de Fal. Erigée en trône à Tara, elle criait quand le souverain y prenait place.... Ainsi fait mon fauteuil de bureau, quand je n'ai pas vu le chat qui fait là sa sieste. Je vous le dis, les rites nous suivent à travers les âges!

lundi 18 février 2013

La Malédiction des Ulates



Un jour que Macha, la déesse plus rapide que les chevaux visitait le royaume des Ulates en Ulster, elle rencontra Crunnchu, un fermier veuf, qu'elle trouva à son goût. Elle s'installa chez lui en lui promettant bonheur et prospérité aussi longtemps qu'il ne révèlerait à personne la véritable nature de sa nouvelle épouse. Crunnchu promit de bon coeur et sut tenir sa langue. Longtemps ils furent heureux.
Un jour le roi d'Ulster donna une grande fête au cours de laquelle on fit courir des chevaux. Ceux du roi gagnaient toujours; rien au monde disait-on, n'était plus rapide que les coursiers du roi. 
C'est alors que Crunnchu qui sans doute avait trop bu fanfaronna: "Mon épouse, dit-il , est plus rapide que les chavaux du roi!"
On s'empara du vantard qui, accusé de lèse-majesté, fut condamné à mort.
"A moins , dit le roi, que tu ne prouves ce que tu affirmes: si ta femme est capable de courir plus vite que mes chevaux, tu auras la vie sauve."
On envoya chercher Macha qui était enceinte; elle refusa de courir avant d'avoir accouché.
Mais le roi impitoyable, dit: "Qu'elle courre ou son mari est mort!"
Macha prit le départ et dépassa tous les chevaux, mais à peine arrivée, elle poussa un efrroyable cri de douleur en mettant au monde deux jumeaux: une fille nommée Fial "la pudique"  et un garçon qui fut appelé Fior "le véridique".
Macha outragée, quitta le monde des hommes en lançant un anathème sur les gens de l'Ulster: chaque fois qu'un ennemi les attaquerait,ils deviendraient plus faibles que femme en couche, et c'est là la "Malédiction des Ulates".


On tague dans l'almanach et la sensitive pousse au jardin

dimanche 17 février 2013

Les amours d'Endymion

Séléné traversait le ciel sur son char d'argent, si belle que les étoiles pâlissaient à sa vue.
Une nuit, elle découvrit endormi dasn une grotte, un jeune homme si beau qu'elle s'en éprit aussitôt. Il se nommait Endymion: un jeune prince si vain de sa beauté que pour la conserver toujours, il avait accepté ds dieux un éternel sommeil.
Séléné était vierge et entendait le rester. Que pouvait-elle désirer de mieux que cet amant endormi qui jamais n'exigerait d'elle plus que le chaste baiser qu'elle viendrait chaque nuit lui donner?
Séléné brille toujours dans le ciel, et quelque part dans le monde, une grotte préserve le sommeil et la beauté d'Endymion... et leurs amours dureront aussi longtemps que les étoiles.

Allez jouer sur l'Almanach et ramasser du serpolet au Jardin


Rimes à rien...

Que deviendra Arsinoë la Belle quand le sort l'enverra loin de son élément? Son avenir sera celui de la lentille qui se veut papillon...