lundi 22 octobre 2012

Balais de sorcière

Choisir dans une lande où viennent s'ébattre les Esprits, le genêt le plus haut et le plus fort.
Pour un manche d'un mètre cinquante-trois de long, sa tige doit être grosse et solide, la fibre serrée et noueuse. Il faut venir trois nuits le visiter et tourner trois fois autour en récitant son Abraxas. On le coupera alors au douzième tintement de minuit, en lune Asraï, d'un seul coup de courbet bien tranchant, dont la lame vierge ne servira qu'une fois.
Ensuite, on le laissera sécher dans le coin gauche de l'âtre en le sortant chaque nuit de tempête. On le passera ensuite au feu d'un brasier de Loumerottes. Puis on attachera à son extrémité, à l'aide de nerfs d'un loup pendu, un fagot composé de cinquante rejets de coudrier, cinquante brins d'osier non écorcés. Enfin on le plantera par temps d'orage au sommet de sa cheminée afin que la foudre le "charge". 
On le montera dès lors à cru en se oignant comme il se doit le corps selon le corps selon le rituel que l'on sait.



Pierre DUBOIS - Elficologue

1 commentaire:

anne des ocreries a dit…

Tu parles que c'est pratique ! tous ces salamalecs....je préfère atteler mon âne ! :)

Amis conteuses et conteurs, vous allez sans doute me dire que j'enfonce une porte ouverte, mais bon, pour moi c'était nouveau. J...