mercredi 16 décembre 2009

Balthazar et le Père Léon

Balthazar et le Père Léon

L
e Mage Balthazar, s’en revenant de Bethléem n’avait pas envie de rentrer chez lui. Le Mage Balthazar, qui vivait en Afrique, voulait connaître l’hiver. 
Alors, il renvoya sa caravane, ses serviteurs, ne gardant avec lui que deux chameaux ; l’un porterait les vivres et l’or dont il allait avoir besoin pour son voyage, l’autre serait sa monture, puis il se dirigea vers le Nord. Le Nord-Ouest plus exactement.
En ce temps là, sévissait ici-même un horrible, sale, moche, vilain bonhomme qu’on appelait le père Léon et que tout le monde détestait, surtout les enfants.
Surtout les enfants, parce que ce père Léon avait la détestable habitude de voler leurs jouets et de les casser. Il poussait le vice, l’abominable Léon, jusqu’a passer la nuit par les cheminées pour s’introduire dans les maisons et rafler les poupées, les chariots, bref, tout ce qu’aimaient les enfants. C’est une des raisons pour lesquelles il était si sale et si noir. L’autre raison c est qu il était charbonnier comme ses parents. Il vivait au milieu des bois, dans une hutte crasseuse derrière et autour de laquelle il jetait son butin de jouets cassés dont il ne faisait rien sauf les contempler en ricanant.
On était alors, au moment du solstice d’hiver, qui correspond à notre dernière semaine de décembre. C’était et c’est toujours, une période froide et triste. Les gens, pour se réchauffer le corps et l’esprit avaient l’habitude de se réunir pour veiller au coin du feu, manger de bonnes choses, raconter des histoires chanter des chansons et surtout, surtout, donner aux enfants les jouets que leurs parents, tout au long de l’année avaient fabriqué pour eux dans le plus grand secret.

Léon bien sur n etait jamais invité et ça le rendait encore plus sournois et méchant

Un jour qu’il avait encore fait des siennes, que les enfants pleuraient et trépignaient, que les pères sortaient les fourches pour punir le malfaisant, un bruit insolite se fit entendre à l’entrée du village.
On aurait cru les sabots d’un. , non. , deux chevaux... mais ce n~ était pas tout à fait çà. Les gens tournèrent la tête du côté d’où venait le bruit, y compris Léon à qui la curiosité faisait oublier la prudence. Et il est vrai que ce qu’ils virent avait de quoi leur faire~ négliger un Léon qui était certes un fléau mais auquel somme tout on était habitué.
Ce qu’ils virent ?     D’abord deux étranges, affreux bestiaux, plus grand que des chevaux, avec de longues pattes maigres, une grosse tête de mouton et sur le dos. deux bosses!! et sur l’un des bestiaux, calé entre les deux bosses, un homme noir, tout noir, encore plus noir que Léon, mais vêtu d’étoffes brillantes et chamarrées. Il portait sur la tête, un énorme couvre chef jaune orné de plumes. Oh le drôle d’homme ! Oh les drôles de bêtes ! Affolés, oubliant Léon, les gens s’enfuirent chez eux et fermèrent la porte à double tour. Léon quant à lui, s enfuit dans les bois...


2 commentaires:

anne des ocreries a dit…

Ah, ça me botte bien ça ! hihi !

FRANKIE PAIN a dit…

je vais me mettre au lit et les lire je te ferai un billet demain mes salutations

Amis conteuses et conteurs, vous allez sans doute me dire que j'enfonce une porte ouverte, mais bon, pour moi c'était nouveau. J...