dimanche 8 février 2015

A la recherche de l’enfant sans père

(voir colonne de droite: libellé Vortigern)

Les messagers sillonnaient la Bretagne en allant deux par deux et , il arriva que deux d’entre eux en rencontrèrent deux autres et qu’il leur plut de cheminer ensemble.
C’est ainsi qu’ils arrivèrent aux abords d’une ville où dans un pré des enfants jouaient. L’un d’entre eux était Merlin ; il savait qui étaient ces étrangers. Comme il voulait qu’ils le remarquent, il prit un bâton et se mit à frapper un de ses compagnons de jeu. L’enfant en larmes, furieux, va se plaindre à son père et insulte Merlin lui craint qu’il ne peut pas en faire autant.
En entendant ça, les messagers s’approchent de l’enfant en larmes et le questionnent ; mais Merlin s’approche et dit en riant :
« C’est moi que vous cherchez semble-t-il. »
Les hommes, interloqués lui demandent :
« Qui te fait croire que nous te cherchons ?
- Oh ! Je le sais depuis que vous avez quitté la cour de Vortigern ; je sais aussi que vous devez me tuer ! »
Et souplement, il se met hors d’atteinte sur la branche basse d’un arbre.
Les messagers tentent de le faire descendre.
« Merci bien, dit Merlin en riant. Je ne tiens pas à mourir si tôt ! Mais votre vie à vous, ne vaut pas grand-chose, si vous rentrez sans apporter mon sang à votre roi !
-Comment peux-tu croire que nous voulons te tuer ?
- Je ne le crois pas ! Je le sais et sans moi, vous mourrez comme mourront les mages qui ont dit que mon sang empêcherait la tour du Roi de s’écrouler.
Les hommes, bien ennuyés discutaient entre eux du moyen d’attraper ce gamin insolent et qui savait tant de choses.
« Vous ne m’aurez pas, dit Merlin hilare, mais si vous voulez m’écouter, vous ne mourrez pas et le roi pourra construire sa tour.
- Que proposes-tu ?
- Vous allez me jurer sur les saintes reliques que vous ne  me ferez aucun mal et je vous suivrai jusqu’à la Cour. Et là, je dirai à Vortigern pourquoi sa tour ne tient pas.
Voilà nos messagers dans l’embarras : faire cette promesse à l’enfant c’est ne pas tenir celle faite au roi et aller à une mort certaine. D’autre part, ils n’avaient plus aucune envie de mettre à mort, ce phénomène ; un bel enfant rieur et qui savait tant de choses. La balance pencha du côté de Merlin.
« Bien, dit-il, je vous suivrai, mais je dois d’abord prévenir ma mère. Venez avec moi jusqu’au couvent où elle vit.



1 commentaire:

manouche a dit…

Ce Merlin, quel Malin !