mercredi 19 septembre 2012

Pieds nus sur la Terre Sacrée


"Le Grand Esprit est notre père, mais la terre est notre mère. Elle nous nourrit; ce que nous plantons dans le sol, elle nous le retourne, et c'est ainsi qu'elle nous donne les plantes qui guérissent. Quand nous sommes blessés, nous allons à notre mère et nous nous efforçons d'étendre la blessure contre elle pour la guérir. Les animaux font de même, ils couchent leurs blessures sur la terre. Quand nous chassons, ce n'est pas l'arc, ni la flèche qui tue l'élan. C'est la nature qui le tue. La flèche se plante dans son flanc, et, comme tout être vivant, l'élan va à notre mère la terre pour être
guéri. Il veut appliquer sa blessure contre la terre et fait ainsi pénétrer la flêche plus profondément. C'est alors que je le suis. Il n'est plus en vue mais je colle mon oreille à un arbre dans la forêt et j'entends le son de chacun de ses bonds et je le suis. L'élan s'arrête encore à cuause de la douleur de la flèche et frotte son flanc contre la terre et fait pénétrer la flèche plus profondément. je le suis toujours, écoutant de temps à autre, l'oreille contre un arbre. Chaque fois qu'il s'arrête pour se frotter, il fait pénétrer la flèche plus profondément. Il est presque épuisé quand je viens à lui: la flèche peut lui avoir transpercé complétement le corps."

1 commentaire:

manouche a dit…

"Et comme tout être vivant, l'élan va à la terre pour être"
N'est-ce pas encore plus beau sans le renvoi à la ligne ?

Amis conteuses et conteurs, vous allez sans doute me dire que j'enfonce une porte ouverte, mais bon, pour moi c'était nouveau. J...