vendredi 12 novembre 2010


A quelque point que les contes ornent l'esprit, et quelque agréables, ou quelque sublimes que soient les connaissances et les idées qu'on y puise, il est dangereux de ne lire que des livres de cette espèce. Il n'y a que les personnes vraiment éclairées, au-dessus des préjugés, et qui connaissent le vide des sciences, qui sachent combien ces sortes d'ouvrages sont utiles à la société, et combien l'on doit d'estime, et même de vénération aux gens qui ont assez de génie pour en faire, et assez de force dans l'esprit pour s'y dévouer, malgré l'idée de frivolité que l'orgueil et l'ignorance ont attachés à ce genre.
Les importantes leçons que les contes renferment, les grands traits d'imagination qu'on y rencontre fréquemment, et les idées riantes dont ils sont toujours remplis, ne prennent rien sur le vulgaire, de qui on ne peut acquérir l'estime qu'en lui donnant des choses qu'il n'entend jamais, mais qu'il puisse se faire honneur d'entendre.

CREBILLON fils 

2 commentaires:

anne des ocreries a dit…

Certes, c'est du français ; mais quel charabia quand même.....
(hihi ! mot de vérif' : "comic" !!)

manouche a dit…

"le vide des sciences"!quelle hérésie,
Les mathématiciens,les physiciens les astronomes sont de superbes poètes inspirés,je pense à Hubert Reeves à Michel Serres et bien d'autres...

Le Blaireau -

 Dictionnaire du Zoodiac  : Signe de Poil, gouverné par l’ennuyeuse planète Rasoir.  Les natifs du blaireau sont généralement taquins...