dimanche 30 avril 2017

Aristée et les abeilles.

Sa "parole de miel" lui a valu d'être le saint protecteur des abeilles et des apiculteurs. Aussi prions Saint Bernard d'intercéder en leur faveur, elles en ont bien besoin.
Observez les abeilles..., s'il vous en reste...et vous allez pouvoir épater vos visiteurs citadins en leur annonçant le temps futur.
Même si le ciel est bleu et que le soleil brille, une abeille prudente ne quittera pas sa ruche si elle prévoit de la pluie.
Si par un temps superbe, vous les voyez rentrer soudain, fermez les parasols, rentrez les coussins, annulez le barbecue... le temps est à l'orage.
En revanche, si au petit matin, elles bravent la brume et l'humidité, c'est que: "ça va se lever!"
Enfin, si vous les voyez à la fin de l’été, calfeutrer l'entrée de la ruche en ne laissant qu'un minuscule passage, faites rentrer du bois... l'hiver sera rude!
Aristée lui, n’avait plus d’abeilles à observer ; ses ruches étaient désertes. Une étrange épidémie les avait dévastées.
Cyrène sa mère, la nymphe qu’avait aimé Apollon lui conseilla d’aller trouver Protée, le vieillard de la mer qui savait le passé comme le futur et qui pouvait aussi expliquer le présent.
Mais Protée refusait de répondre aux questions sauf s’il y était forcé ; le pire était qu’on avait bien du mal à le contraindre car il avait le pouvoir de se transformer sans limite aucune.
Aristée, qui voulait savoir pourquoi ses abeilles avaient péri alla donc le consulter.
 Protée selon sa coutume refusa de lui répondre et quand il se sentit près d’être saisi il devint lion, puis panthère, puis serpent, eau courante, arbre bruissant de feuilles, sanglier, enfin il se changea en taureau et alors Aristée parvint à le saisir par les cornes et le somma de parler.
« C’est bon, c’est bon ! dit le vieillard, lâche mes oreilles, nous serons mieux pour parler. »
Aristée craignant une ruse nouvelle, continuait à l’empoigner fermement aux épaules.
« Ce sont dit Protée, les Dryades qui font périr tes abeilles. 
-Mais pourquoi ?
-Pour venger leur sœur Eurydice qui est morte par ta faute ! »
Aristée alors se souvint de la belle Eurydice qu’il avait tant aimée. Mais elle ne l’aimait pas ; elle préférait Orphée. Et lui le paysan, comment pouvait-il rivaliser avec le poète, le musicien qui charmait jusqu’aux pierres des chemins ? Quand il apprit qu’elle allait épouser Orphée, qu’il allait la perdre, fou d’amour, il se lança à sa poursuite. Eurydice éperdue, dans sa fuite marcha sur un serpent qui la mordit au talon. Orphée alla la chercher jusqu’au fond des Enfers, mais ne réussit pas à la ramener chez les vivants.
Ses deux sœurs inconsolables se vengent sur le coupable en détruisant ses ruches.
« Mais alors, que faire pour qu’elles me pardonnent ?
-Il faut, dit le vieillard, leur sacrifier 4 taureaux et 4 génisses. »

Aristée, immola les huit bêtes et de leurs entrailles sortirent des abeilles pas milliers.

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