dimanche 3 avril 2016

Plus encore que sa robe sombre qui ne manque pas d'élégance, c'est sa voix rauque qui dessert le corbeau. On en a fait un oiseau de mort et de mauvais augure, un compagnon des sorcières alors que toutes les mythologies lui accordent un caractère divin et prophétique.
Parfois aussi, il ne fait rien pour se rendre aimable. Pourquoi, alors qu'il fut le premier à s'apercevoir de la fin du déluge et à chercher la terre ferme, pourquoi n'est-il pas revenu porteur du rameau d'olivier comme l'a fait la colombe, oiseau beaucoup moins utile que lui, le corbeau le nettoyeur des routes et des campagnes?
Odin, le dieu borgne de la mythologie nordique a deux corbeaux pour compagnons: Hugin-la Réflexion et Munin-la-Mémoire. Ils volent au-dessus des neufs mondes et rapportent à leur maître toutes les nouvelles dont ils ont eu connaissance.
Chez les Celtes, Morrigan survole les champs de bataille sous l'apparence d'une corneille, noire elle aussi mais qui n'est pas un corbeau, tous les ornitholgues le confirmeront.
On apparente au corbeau toutes les fées noires et sinistres qu'on peut voir par les nuits sans lune accompagner les chasses aériennes, guetter le voyageur égaré près des mares ou dans les vallons solitaires. Qu'ils évitent leur regard sanglant, la terreur qu'il provoque pourrait les conduire à une mort tragique.

1 commentaire:

manouche a dit…

Je te reçois 5/5 il n'empêche que j'ai en horreur corbeaux et corneilles !