jeudi 19 février 2015

Les Trois Fléaux de l'Île de Bretagne

Résultat de recherche d'images pour "Llud"Au temps où le roi Llud régnait sur la Bretagne,  trois fléaux se sont abattus sur l’ile.
Il y eût d’abord les Korrigans. De bien désagréables créatures  qui avaient le don de connaître tout ce qui se passait et se disait  dans tout le royaume et comme  rien ne leur échappait, ils étaient avertis de toute tentative de les supprimer.
Le roi Llud réunit son conseil mais aucun de ses pairs n’avait ma moindre idée sur la façon de venir à bout des Korrigans. Le frère du roi était un homme sage qui se nommait Llevelyn. Llud résolut de lui demander conseil.
Llevelyn fit embarquer son frère sur un bateau ; de la rive au milieu de la mer ils seraient à l’abri des oreilles indiscrètes. Mais là encore, le vent aurait pu porter leurs paroles jusqu’à la rive. Llevelyn eût l’idée d’une corne de cuivre pour communiquer avec son frère.. Pas de chance, un démon s’était logé dans la corne ! Aucune parole sensée n’en sortait ; pire ! la plupart étaient des injures. Alors llevelyn fit laver l’intérieur de la corne avec du vin. Le démon en bûtn se saoula et s’endormit ce qui permit de le déloger.
Llevelyn put alors donner à son frère le moyen de se débarrasser des Korrigans.
De retour dans son domaine, Llud fit proclamer une paix générale et donna un grand festin de réconciliation auquel tout le royaume fut convié y compris les Korrigans.
Quand tout le monde après avoir bu, mangé, écouté les bardes était sur le point des s‘assoupir, Llud fit répandre une mixture composée selon une recette de Llevelyn, d’eau et de certains insectes broyés. Cette potion ne troubla nullement les Bretons mais fut fatale aux Korrigans.
Ce premier fléau éliminé, en survint un second : chaque nuit de 1° mai se faisait entendre un cri si épouvantable que les hommes perdaient leur force, les femmes avortaient, les jeunes gens devenaient fous, les arbres perdaient leurs feuilles, les animaux et les plantes restaient stériles.
Llevelyn encore une fois consulté dit qu’il y avait au centre de l’île un dragon endormi et qu’un dragon étranger venait parfois attaquer. Chaque fois que les dragons se battaient, retentissait le cri épouvantable. Il fallait donc mesurer méthodiquement la Bretagne afin d’en trouver le centre. Il advint donc, que ce centre fut découvert non loin d’Oxford.
On y creusa une grande fosse que l’on remplit d’hydromel et qu’on dissimula sous un grand drap. Vint la nuit du premier mai et du combat des dragons. Aucun des deux ne parvint à terrasser l’autre et, épuisés, ils s’écroulèrent sur le drap, tombèrent dans la cuve où ils burent tout l’hydromel. Complètement ivres, assoupis, il ne restait plus qu’à replier le drap, les enfermer dans un coffre de pierre qui fut enterré sous la colline de Dinas Enrys. Ils y sont toujours et l’on dit que c’est grâce à eux que l’Angleterre ne peut être envahie.
Mais il restait le 3° fléau : c’était un sorcier, qui endormait tout le monde et s’arrangeait pour que les provisions amassées dans les greniers afin de  prévenir toute disette, disparaissent en une journée. Comme tout le monde dormait, personne n’arrivait à le surprendre.
Llevelyn cette fois fit préparer un grand festin et dit à Llud de placer non loin un cuveau d’eau froide.
A la nuit tombée commença la fête ; Llud se cacha près de la cuve. De là, il pouvait écouter la musique et les histoires extraordinaires que racontaient les bardes. Bientôt tout le monde s’endormit, Mais Llud sentant ses yeux se fermer se jeta dans l’eau froide. Bien réveillé, il put voir une sorte de géant, solidement armé et muni d’un panier gigantesque et qui semblait sans fond car il y entassait toutes les provisions du royaume. Quand il n’y eut plus rien, le géant s’en fut. Etonné par ce prodige, Llud ne perdit pourtant pas courage. Il s’élança à la poursuite du géant, finit par le rejoindre et l’attaqua. Le géant était faible et Llud courageux ; il terrassa le géant qui demanda grâce et jura fidélité à son vainqueur en échange de la vie.


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