mardi 27 janvier 2015

fin du procès

Quinze jours de délais supplémentaires furent accordés pour faire venir la mère du juge et laisser à Merlin le temps de trouver des preuves. Il ne semblait guère s’en soucier ; les uns et les autres lui posaient des questions auxquelles il ne répondait jamais, semblant redevenu un nourrisson qui ne savait pas encore parler.
Enfin, la mère du juge arriva, on fit venir Merlin qui tout à coup retrouve la parole et tel un juriste avisé fait rappeler les clauses du contrat passé. Alors Merlin qui  ne tient pas vraiment à faire condamner la mère du juge, propose qu’on libère sa mère et qu’on en reste là.
Le juge refuse ; certain de la vertu de sa mère, il l’interroge. La mère indignée affirme que son époux légitime est bien le père du juge. Merlin la met en garde : si elle continue à mentir, lui saura la confondre. Elle persiste.
Alors Merlin parle : il raconte l’amour adultère de cette femme avec le curé de sa paroisse et comme, quand elle a su qu’elle était enceinte, elle a couché avec son mari pour qu’il croie que l’enfant était de lui. Le juge fou de rage, questionne sa mère qui continue à nier. Mais Merlin sait tout, il donne des détails sur les jours, les dates, des détails qui ne permettent plus le moindre doute et pour finir, il ajoute que cette liaison dure encore. La mère s’effondre et pleure et finit par avouer. Merlin a dit la vérité. Selon le contrat passé, sa mère est innocentée. Mais l’assistance réclame encore le nom du père… Alors Merlin raconte comment le diable a abusé sa mère, puis il annonce ce qui va arriver au prêtre, le véritable père du juge.
Et à l’émerveillement de tous,  les choses se passent selon sa prédiction. La mère du juge va chez son amant  et le prévient ; ils sont démasqués, ils vont être jugés. De honte et de désespoir, le prêtre se donne la mort comme l’avait prédit Merlin. La mère de Merlin est graciée et l’enfant demande aussi la grâce de celle du juge qui ne demande pas mieux que de l’accorder.
Merlin, sa mère et son confesseur partent ensemble pour une retraite dans la forêt sauvage de Kerydion et Merlin commence à dicter au prêtre le récit de toutes ces aventures. C’est grâce à lui, le père Blaise que ce récit est venu jusque à nous. 





Aucun commentaire: