vendredi 30 août 2013

Guingamor

Un étrange sanglier blanc dévastait la terre de Bretagne. Le roi fit appel à tous ses barons pour l'aider à délivrer le royaume du monstre.
Guingamor son neveu, se présenta et jura de ne reparaître à la cour que vêtu de la dépouille de la bête. Le chevalier, sur les traces du sanglier blanc eût à traverser une rivière. Sur l'autre rive, une fée l'attendait qui lui offrit l'hospitalité de son château. Il y fut magnifiquement reçu: festin, musique, danses et la nuit venue, la fée l'invita dans sa chambre. 
Ce furent trois jours d'un bonheur éblouissant, mais au bout de ces trois jours, Guingamor se souvint de sa mission. Il demanda son cheval et ses armes. La fée se mit à rire:
-"Tu ne peux plus partir, chevalier! Saches que pendant ces trois jours que tu as passés avec moi, trois siècles se sont écoulés au royaume de Bretagne. Il n'y reste de toi que le souvenir d'un chevalier disapru sans avoir rempli sa mission._
-Il n'importe, dit Guingamor, je veux retourner chez mon roi!
-Soit, dit la fée, puisque tu y tiens, retourne chez toi. Mais n'oublies pas: une fois franchie la rivière, quelle que soit ta faim, tu devras t'abstenir de toute nourriture si tu ne veux pas que le temps te rattrape."
Guingamor accepta, reprit ses armes et son cheval, franchit la rivière et parvint à la cour de Bretagne.
Là, tout le monde regarda avec curiosité ce chevalier harnaché à la mode d'autrefois, qui demandait à être reçu par un roi mort depuis trois siècles, pour lui rendre compte d'une mission qui n'était plus qu'une légende dont seuls quelques anciens avaient gardé la mémoire.
Guingamor comprit bientôt qu'il n'avait plus rien à faire dans un monde qu'il ne comprenait plus et où il était la risée de tous. Triste, il retourna vers la rivière pour retrouver le palais de la fée.
Il avait faim; comme il passait devant un verger, il oublia son voeu et ramassa trois pommes tombées. a peine avait-il mordu dans la première, que trois siècles s'abattirent sur lui et devenu faible vieillard, il tomba dans la rivière. 
Il se serait noyé mais les trois pommes étaient fées et se changèrent en ondines qui le portèrent jusqu'à l'autre rive. La fée l'y attendait et Guingamor, délivré du poids des ans par l'eau de la rivière prit sa main pour l'accompagner dans le palais enchanté.

2 commentaires:

croukougnouche a dit…

hélas , aucun sangler blanc en contre bas de notre jardin...
par contre, assez tard ,en allant rejoindre la côte d'azur en franchissant les Maures, nous avons vu dans la lumière des phares au détour d'un lacet de la route tortueuse, carrément une famille complète attendant bien sagement le passage des voitures : des petits tachetés bien charmants et les adultes juste derrière : un vrai tableau de conte de fées!

LOU a dit…

Ouah, c'est biauuu ! C'est romantique ! Des fées, un chevalier... De quoi faire de beaux rêves !