mercredi 7 novembre 2012

Sagesse

"Il était un derviche rongé de tourments.
Quelqu'un lui dit:"O toi, frappé par la douleur, mets ta souffrance à la porte comme je l'ai fait moi-même!" Il répondit: "Pareille souffrance ne vient pas de moi. Je suis nuit et jours en pleurs. Seul Celui qui me l'apporta pourrait la reprendre! Cette douleur que j'endure d'un coeur meurtri vient d'ailleurs. Comment pourrais-je la chasser?"
Je ne connais pas un monde de tourments semblable à celui de la séparation. Cent mondes d'affliction sont engloutis par un atome de ce tourment-là. Tant qu'il te reste le moindre ego, cent séparations douloureuses sont placées devant toi.

Farid-ud-din ATTAR

1 commentaire:

manouche a dit…

Malheureux derviche, de quoi se tourner...les sangs.

Amis conteuses et conteurs, vous allez sans doute me dire que j'enfonce une porte ouverte, mais bon, pour moi c'était nouveau. J...