vendredi 5 octobre 2012

Le Grand Serpent de Malte



Il était une fois un sultan qui avait trois fils, et dans son jardin un arbre qui, une fois dans l’année, produisait une pomme d’or.
Hélas, à peine était-elle mûre qu’un serpent à sept têtes venait vers minuit la voler.
Quand son fils aîné arriva à l’âge d’homme, le sultan lui donna un sifflet et un couteau et l’envoya cueillir la pomme avant que le serpent ne s’en empare. Puis, ajouta-t-il, quand le serpent se montrera, siffle, coupe une de ses têtes et reviens vite ; nous prendrons des gardes avec nous, nous suivrons la trace du sang qui nous mènera au repaire de la bête et nous pourrons la capturer.
Le garçon écouta son père, se rendit au jardin, mais avant que minuit sonne, il s’endormit et ne vit pas le serpent voler la pomme et l’emporter. Il rentra tout honteux avouer la chose à son père.
L’année suivante, le sultan envoya son second fils qui, tout comme son aîné, s’endormit et laissa le serpent voler la pomme.
La troisième année, ce fut au tour du plus jeune fils d’aller monter la garde. Mais lui resta éveillé et put couper une des têtes du serpent qu’il mit en fuite. Il cueillit la pomme et l’apporta à son père.
Au matin, le sultan et ses trois fils se mirent en route, suivirent la trace du sang jusqu’au repaire du monstre. C’était un trou béant qui semblait s’enfoncer jusqu’aux entrailles de la terre. Le sultan déroula une corde, y attacha une cloche et dit à son fils aîné de descendre.
« Quand tu voudras plus de corde, sonne trois fois ; quand tu seras au fond, sonne deux fois : quand tu voudras remonter, sonne une fois. »
Le fils descendit dans le trou mais n’y resta pas longtemps : avant d’avoir touché le fond, il sonna une fois et fut remonté. Le second fils descendit à son tour et fit exactement comme son frère.
Le troisième sonna trois fois pour demander plus de corde, sonna deux fois en touchant le fond,  mais comme il se méfiait de ses frères, il attacha une grosse pierre à la corde avant de sonner une fois.
Il vit qu’on tirait la corde, mais arrivée à mi-hauteur , les frères la lâchèrent  et la pierre tomba rudement sur le sol de la caverne. Voilà donc pensa le cadet, le sort qui m’était réservé !
Sans se décourager, il commença à explorer la caverne ; elle était immense. Il erra un long moment avant de découvrir un nid. Des oisillons y pépiaient en ouvrant un bec affamé. Il y avait tout autour des graines éparpillées qu’il leur donna. La mère arriva furieuse et le bec en avant, mais voyant que ses petits avaient été nourris, elle dit au garçon :
-« Continues ton chemin ; tu vas arriver dans une grande salle pleine d’épées. Choisis la plus rouillée, c’est avec celle-là que tu viendras à bout du serpent.
Il suivit le conseil de l’oiseau, trouva la salle, choisit l’épée rouillée et continua d’explorer le souterrain. Soudain, il se trouva face à la bête :
-« Tu veux te battre, dit le serpent, mais ce sera selon mes règles : nous lutterons jusqu’à ce que tu aies coupé trois fois une de mes têtes, et chaque fois que je dirai assez, nous ferons une trêve.
Le garçon consentit et la lutte commença.
Chaque fois que le jeune homme coupait une tête, le serpent demandait la trêve et la tête coupée repoussait. Le combat dura longtemps , mais le jeune homme réussit à couper trois fois de suite la même tête, alors le serpent perdit peu à peu ses forces et le fils du sultan finit par en venir à bout.
Il était épuisé et ne savait plus comment quitter l’antre du serpent. C’est alors que survint l’oiseau qui lui dit :
« Prend la bête sur ton dos, monte entre mes ailes et je te porterai jusqu’au palais de ton père.
Ainsi fut fait et le sultan heureux d’être débarrassé du monstre, fit de lui son héritier qui plus tard gouverna tout l’archipel.

2 commentaires:

mamayada a dit…

ça c'est de l'histoire!!!!

mamadaya a dit…

ça, c'est de l'histoire!

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