mardi 14 août 2012

QUELLE HEURE EST-IL ?





Il arrive à la glaneuse , passionnée par ses recherches d’oublier l’heure. Il est rare également qu’elle pense à s’équiper d’une montre. Heureusement la nature pense à tout et les fleurs indiquent à qui sait les observer à quel moment de la journée nous sommes.

Le premier, le sainfoin s’ouvre à minuit.
Puis le lys, insomniaque, vers deux heures entr’ouvre un pétale.
A trois heures, le souci des champs fronce sa corolle ; le liseron à quatre heures commence à onduler et quand vous voyez le pavot s’ouvrir, c’est qu’il est six heures.
Le nénuphar, pour s’éveiller attendra les cloches de l’Angélus de sept heures. Une heure plus tard, on découvrira que le mouron est bien rouge et que c’est l’heure du café ; pour le casse-croûte, on attendra le volubilis, rouge également.
Vers onze heures c’est l’ornithogale qui justifiera son surnom de « dame d’onze heures », puis le bouillon blanc vous dira qu’il est l’heure de rentrer et de se mettre à table.
A treize heures , le liseron qui s’est levé tôt se referme pour la sieste et rien ne vous empêche d’en faire autant.
C’est la chicorée sauvage qui vers seize heures vous dira que peut-être il est temps de se remettre au travail.
Et notre journée s’achève quand commence celle de la reine des prés, vers 21 heures.

1 commentaire:

manouche a dit…

Heureusement que le bouillon blanc n'indique pas onze heures!

Amis conteuses et conteurs, vous allez sans doute me dire que j'enfonce une porte ouverte, mais bon, pour moi c'était nouveau. J...