mardi 31 mai 2011

L'étranger dans nos murs

Un des problèmes posés par l’éducation des enfants, que les livres traitant ce sujet négligent généralement, est celui du petit camarade de classe en visite. Que faire de lui, la loi étant ce qu’elle est?
Il débarque généralement chez vous parce que ses parents habitent au Nevada, et que s’ il allait passer Noël là-bas, il serait obligé de faire demi-tour à peine arrivé —système idéal, si l’on y songe. Mais l’idée d’un enfant exilé de son foyer pour les fêtes de Noël a quelque chose qui fait vibrer les cordes sensibles. La voix légèrement enrouée, vous accueillez le petit Georges à bras ouverts au sein de votre famille. Pauvre petit bout de chou! Il faudra qu’il téléphone à ses parents le jour de Noël. Il va tellement leur manquer ! (vous découvrirez par la suite que, même lorsque ses parents habitaient Philadel­phie, Georges passait ses vacances chez des amis: ses parents ne perdaient pas le nord.)
Le premier jour, Georges est un modèle de bonne éducation. « Quel charmant garçon! »dites-vous à votre fils. « Si tu  pouvais lui ressembler un peu plus ! »
 « Georges a l’air très mur pour un garçon de quatorze ans », observe votre épouse après que les enfants sont allés se coucher. « J’espère que cela va impressionner Bill   »  et c’est un fait que Bill semble contaminé par les bonnes manières et la réserve de Georges. L’espoir pour son avenir, que vous aviez pratiquement perdu, se ranime sous la bonne influence de son petit camarade.
Le premier signe indiquant que vous n’aurez pas à vous féliciter intégralement du séjour de Georges apparaît à table. Avec l’assurance que lui a donné toute une journée passée avec vous, il déclare sans ambages ne jamais manger de pommes de terre, d’agneau ni de petits pois, alors que le plat du jour consiste précisément en pommes de terre, agneau et petits pois. « Veux-tu qu’on te fasse un oeuf, Georges? » proposez-vous. « Je déteste les oeufs », répond Georges qui se met à regarder par la fenêtre attendant visiblement que vous lui suggériez quelque chose qui puisse lui convenir. « Dans ce cas j’ai bien peur que tu ne manges pas beaucoup ce soir, Georges », dites-vous. « Qu’est-ce qu’il y a comme dessert? »
«Du pain perdu aux raisins», répond votre épouse.
A la mention du pain perdu, Georges émet un bruit répugnant à l’aide de sa langue et de sa lèvre inférieure.
« De toute façon le raisin m’est défendu », dit-il pour être poli. « Ca me donne de l’urti­caire. »
« Ah! Ah! Le célèbre urticaire de la vigne ! » commentez-vous. « Bon, eh bien, dans ce cas, tu ne mangeras pas de raisin. Mais qu’es-tu exactement autorisé à manger, mon petit Georges? Tu peux me le dire. Je suis ton ami. »
Un examen plus poussé révèle que Georges mange des betteraves lorsqu’elles sont très cuites
Et d’une certaine façon, une variété peu courante d’aubergine qui ne pousse qu’au Nevada, et toutes les glaces que l’on voudra. Il lui arrive aussi quelquefois d’accepter un peu de gâteau, par politesse.
Tout ceci ne serait rien si, non content de refuser l’agneau, Georges ne se mettait à critiquer votre façon de le découper.
« Papa, lui, découpe l’agneau contre le sens de la fibre, à l’inverse de ce que vous faites », observe-t-il avec une légère irritation.
« Très intéressant. »
« Il dit qu’il n’y a que les vieilles dames pour le couper tout droit comme ça. »
« Bien, bien », sifflez-vous plaisamment entre vos dents. « De sorte que je dois être une sorte de vieille dame, n’est-ce pas?      « Oui monsieur », répond Georges.
« Peut-être avez-vous des agneaux d’espèce différente, au Nevada », suggérez-vous en tail­lant une tranche énorme (vous n’avez encore jamais si mal découpé la viande de votre vie.) « Des agneaux qui ne se nourrissent que de cette espèce spéciale d’aubergine, peut-être. »
« Oh ! Nous ne mangeons pas beaucoup d’agneau. Plutôt du canard et du pigeonneau. »
« Eh bien, continuez donc comme ça, mon petit Georges, c’est sûrement excellent pour votre urticaire! Et maintenant passez-moi votre assiette et régalez-vous. »
Vous lui jetez alors un morceau d’agneau qui, curieusement, finit par disparaître de l’assiette.
Il se révèle également, par la suite, que le père de Georges sait construire des bateaux à voiles, fabriquer un monoplan qui vole vraiment, réparer un klaxon et imiter les oiseaux, talents dont vous êtes complètement dénué car vous les avez toujours jugés impossibles à acquérir. Vous vous mettez alors à haïr le père de Georges presque autant que le fils.
« Je suppose que votre père écrit aussi des articles pour les journaux, n’est-ce pas, Georges? » dites-vous d’un ton sarcastique.
« Evidemment, » répond Georges dédaigneusement. Il fait ça le dimanche, le dimanche après-midi. »
Ce qui met un point final à vos relations avec Georges. Seulement il reste encore dix jours de vacances. Dix jours pendant lesquels Georges entraîne votre fils dans des expériences qui font sauter tous les plombs de la maison et démolissent l’allume- cigarettes de votre conduite intérieure. Après quoi, Bill imagine de traiter la cuisinière d’espionne allemande, rôtisseuse de petits enfants, insulte plusieurs petites filles du voisinage au point d’entraîner des représailles, et refuse de manger des épinards. Vous savez très bien qu’il n’aurait jamais eu ces idées tout seul, car il serait incapable de faire montre de tant d’imagination.
Le jour de noël, Georges constate que vous ne lui avez offert que des choses qu’il possé­dait déjà, et en mieux. Il incite Bill à la révolte à propos de l’endroit où poser les rails de son train électrique.(Georges soutient que chez lui ils traversent la salle de bains de son père, seul endroit où l’on  peut raisonnablement songer à faire passer une voie ferrée.) Il brise un certain nombre des jouets qu’on a donnés à Barbara, et prétend que c’est elle qui les a cassés parce qu’elle ne sait pas s’en servir. Et la journée s’achève par une forte poussée de fièvre du même Georges qui a attrapé les oreillons, maladie nécessitant la quarantaine et un séjour forcé d’un mois dans votre maison.
     Ceci n’est qu’un bref aperçu du problème posé par le petit camarade de classe en visite. En supposant que tout enfant doive avoir un foyer où passer noël, l’état ne pourrait-il pas prévoir une subvention permettant de faire venir le foyer des enfants qui ne peuvent pas s’y rendre? Un jour pareil, chaque foyer devrait être un sanctuaire où seuls les membres du clan se réunissent pour trop manger et se disputer. Les étrangers ne peuvent que compliquer les choses, surtout quand on n’a pas la possibilité de les battre.

BENCHLEY


vendredi 27 mai 2011

C'est vers la fin mai que les vendoises de Fées viennent voltiger et se reposer sur les mares vertes parmi les libellules.
Qui baigne alors son corps sous le voile des lentilles d'eau, qui se mire au fond des ondes lustrales obtiendra le pouvoir de lire les âmes dans le regard d'autrui.

Pierre DUBOIS - Elficologue






mercredi 18 mai 2011

LES NOMBRES : le 5



Les fleurs à cinq pétales, figuraient pour les auteurs symbolistes médiévaux les cinq sens de l’Homme.
L’Homme dont Hésiode nous dit qu’il eût cinq âges : l’Age d’Or, l’Age d’Argent, l’Age de Bronze, le Temps des Demi-Dieux et l’Age de Fer.
En Amérique Centrale, le cinq est associé au dieu Maïs, puisque la première feuille de la plante se montre quatre jours après les semailles.
En magie, les pentacles protègent des maléfices.
Rêver du cinq assure sérénité et bien-être.


lundi 16 mai 2011

LA MIDINETTE



S’il pleut le jour de Saint Lenfroi
Foin dans le pré n’est pas à toi.

Qui sont les midinettes ?
Des lectrices assidues de « romans de gare » sentimentaux, de la collection Harlequin et de Barbara Cartland ?
Celles qui écoutent larmes montant du cœur jusqu’au yeux, André Rieu et Didier Barbelivien ?
Où qui sont devenues membres à part entière , partageant heurs et malheurs des familles des sagas télévisées ?
Les filles de celles qui naguère ne manquaient pas un numéro de « Nous Deux » ou « Confidence » ?
Pas seulement !
A la « Belle Epoque » qui ne fut  pas belle pour tout le monde, les employées , petites mains ou vendeuses des maisons de couture du quartier Saint Honoré et de la Rue de la Paix, pour cause de manque de temps et d’argent se nourrissaient mal. Leur déjeuner pris sur le pouce dans l’atelier, en libérant un coin de table du travail en cours soigneusement protégé, était composé la plupart du temps « d’un hareng et de deux sous de frites ».
De riches clientes se sont émues de la maigreur et de la criante mauvaise santé de ces jeunes filles dont beaucoup étaient phtisiques.
Afin de leur assurer au moins un repas décent par jour, car nombre d’entre elles n’étaient guère mieux nourries dans leurs foyers,elles fondèrent à leur intention les « Œuvres de Midi de Saint Germain l’Auxerrois » :un service social qui réclamait en outre une heure de repos pour leur laisser le temps de déjeuner.
Les couturiers n’étaient pas des monstres et, en fournisseurs soucieux de ne pas mécontenter leur clientèle, la grande majorité d’entre eux y souscrirent volontiers. On vit alors,  vers midi, se répandre dans le quartier des essaims de jolies filles que l’absence de moyens contraignait à la véritable élégance, au chic sans clinquant ni ostentation : les « midinettes ».

Puis vint la « Grande Guerre ». En 1917, la clientèle fortunée avait d’autres préoccupations que ses toilettes. Voyant leur chiffre d’affaires baisser, les couturiers voulurent imposer à leur personnel une demie journée de chômage obligatoire non rémunérée, le samedi.
Refus massif du personnel qui réclame alors la « semaine anglaise », la vraie, intégralement compensée, plus une indemnité de « vie chère ».
Dès le mois de mai, des centaines de jeunes femmes sont dans la rue. De plus, tandis que les hommes sont au front, les femmes travaillent à leur place, si bien que la revendication s’étend aux autres professions. Un journaliste de l’Humanité relate que le 16 mai elles sont 3000 et dix mille quelques jours plus tard, soutenues par les chauffeurs de taxi et les cochers de fiacre qui les transportent gratuitement au siège de la CGT, rue de la Grange aux Belles qui n’a jamais si bien porté son nom.
L’ambiance est tout à fait joyeuse et piou-piou puisque de soldats en permission accompagnent leurs fiancées et marraines de guerre en chantant :

« On s’en fout,
On aura la semaine anglaise !
On s’en fout,
On aura les 20 sous ! »

Mais les joyeux fiancés devront repartir au front et on sait ce que ce mot signifiait, aussi les « midinettes » ajoutent-elles la paix à leurs revendications.

Le mouvement gagna la province. On m’a raconté qu’à Nancy, ma grand-mère, alors « première » au Caprice, la meilleure maison de mode de la ville, avait été invitée avec tout son atelier, à un meeting afin d’y prendre la parole et d’exposer les revendications des modistes.
Le président de séance la présenta en ces termes :
« Nos gentilles midinettes sont ce qu’elles sont, cependant….
Et la suite de la phrase restera à jamais ignorée, car Lucienne Humbert étirant son mètre 55 assez pour toiser l’orateur qui la dépassait d’une tête, la veine bleue de son menton (qui plus tard, sèmerait la terreur parmi ses fournisseurs, son personnel et jusqu’au sein de sa famille), cette veine bleue palpitante, elle lança :
« Monsieur, les gentilles midinettes vous donnent le bonsoir ! Venez, Mesdames ! »
Et le bataillon de jeunes femmes en toilettes de printemps et chapeaux fleuris, gagna dignement la sortie.
Lucienne Humbert était modiste, sympathisait avec les midinettes, mais n’admettait en aucun cas, et n’a jamais admis, qu’on se serve de ce terme pour dévaloriser son métier et celles  dont l’agilité manuelle en faisaient la dignité.


Qui sont les midinettes ?
Des lectrices assidues de « romans de gare » sentimentaux, de la collection Harlequin et de Barbara Cartland ?
Celles qui écoutent larmes montant du cœur jusqu’au yeux, André Rieu et Didier Barbelivien ?
Où qui sont devenues membres à part entière , partageant heurs et malheurs des familles des sagas télévisées ?
Les filles de celles qui naguère ne manquaient pas un numéro de « Nous Deux » ou « Confidence » ?
Pas seulement !
A la « Belle Epoque » qui ne fut  pas belle pour tout le monde, les employées , petites mains ou vendeuses des maisons de couture du quartier Saint Honoré et de la Rue de la Paix, pour cause de manque de temps et d’argent se nourrissaient mal. Leur déjeuner pris sur le pouce dans l’atelier, en libérant un coin de table du travail en cours soigneusement protégé, était composé la plupart du temps « d’un hareng et de deux sous de frites ».
De riches clientes se sont émues de la maigreur et de la criante mauvaise santé de ces jeunes filles dont beaucoup étaient phtisiques.
Afin de leur assurer au moins un repas décent par jour, car nombre d’entre elles n’étaient guère mieux nourries dans leurs foyers,elles fondèrent à leur intention les « Œuvres de Midi de Saint Germain l’Auxerrois » :un service social qui réclamait en outre une heure de repos pour leur laisser le temps de déjeuner.
Les couturiers n’étaient pas des monstres et, en fournisseurs soucieux de ne pas mécontenter leur clientèle, la grande majorité d’entre eux y souscrirent volontiers. On vit alors,  vers midi, se répandre dans le quartier des essaims de jolies filles que l’absence de moyens contraignait à la véritable élégance, au chic sans clinquant ni ostentation : les « midinettes ».

Puis vint la « Grande Guerre ». En 1917, la clientèle fortunée avait d’autres préoccupations que ses toilettes. Voyant leur chiffre d’affaires baisser, les couturiers voulurent imposer à leur personnel une demie journée de chômage obligatoire non rémunérée, le samedi.
Refus massif du personnel qui réclame alors la « semaine anglaise », la vraie, intégralement compensée, plus une indemnité de « vie chère ».
Dès le mois de mai, des centaines de jeunes femmes sont dans la rue. De plus, tandis que les hommes sont au front, les femmes travaillent à leur place, si bien que la revendication s’étend aux autres professions. Un journaliste de l’Humanité relate que le 16 mai elles sont 3000 et dix mille quelques jours plus tard, soutenues par les chauffeurs de taxi et les cochers de fiacre qui les transportent gratuitement au siège de la CGT, rue de la Grange aux Belles qui n’a jamais si bien porté son nom.
L’ambiance est tout à fait joyeuse et piou-piou puisque de soldats en permission accompagnent leurs fiancées et marraines de guerre en chantant :

« On s’en fout,
On aura la semaine anglaise !
On s’en fout,
On aura les 20 sous ! »

Mais les joyeux fiancés devront repartir au front et on sait ce que ce mot signifiait, aussi les « midinettes » ajoutent-elles la paix à leurs revendications.

Le mouvement gagna la province. On m’a raconté qu’à Nancy, ma grand-mère, alors « première » au Caprice, la meilleure maison de mode de la ville, avait été invitée avec tout son atelier, à un meeting afin d’y prendre la parole et d’exposer les revendications des modistes.
Le président de séance la présenta en ces termes :
« Nos gentilles midinettes sont ce qu’elles sont, cependant….
Et la suite de la phrase restera à jamais ignorée, car Lucienne Humbert étirant son mètre 55 assez pour toiser l’orateur qui la dépassait d’une tête, la veine bleue de son menton (qui plus tard, sèmerait la terreur parmi ses fournisseurs, son personnel et jusqu’au sein de sa famille), cette veine bleue palpitante, elle lança :
« Monsieur, les gentilles midinettes vous donnent le bonsoir ! Venez, Mesdames ! »
Et le bataillon de jeunes femmes en toilettes de printemps et chapeaux fleuris, gagna dignement la sortie.
Lucienne Humbert était modiste, sympathisait avec les midinettes, mais n’admettait en aucun cas, et n’a jamais admis, qu’on se serve de ce terme pour dévaloriser son métier et celles  dont l’agilité manuelle en faisaient la dignité.


mercredi 11 mai 2011

Les gémeaux

Mai fait le blé
Juin fait le foin.


« L’entêtement pour l’astrologie est une orgueilleuse extravagance. Nous croyons que nos actions sont assez importantes pour mériter d’être écrites dans le grand livre du Ciel. Et il n’y a pas jusqu’au plus méprisable artisan qui ne croit que les corps immenses et lumineux qui roulent sur sa tête ne sont faits que pour annoncer à l’Univers l’heure où il sortira de sa boutique. »
MONTESQUIEU

De mi-mai à mi –juin, dont la Révolution fit Prairial, les Gémeaux sont gouvernés par la planète Mercure, dont dépendent les épaules, les bras et les mains…
Les natifs sont beaux et (miséricordieux) ; ils mènent sagement une vie publique bien rémunérée et comme le dieu qui les patronne, ils sont aptes au commerce, et peuvent devenir riches avant 35 ans. Leur première épouse mourra tôt ce qui leur permettra, le deuil passé, d’épouser une étrangère.
S’ils courent le risque d’être mordus par un chien, et d’en garder la marque,  d’être sujets au mal de mer,  ils ont en revanche une chance de vivre cent ans et dix mois.

Les filles Gémeaux, peuvent être victimes d’erreurs judiciaires. Elles devront, si elles veulent se marier vierges, le faire avant l’âge de quatorze ans. Elles vivront ensuite soixante dix ans sans cesser d’honorer Dieu.
Si les jours de Mercure et du Soleil leur sont favorables, en revanche les jours de Lune et de Vénus ne leur valent rien.

Le Gémeau, signe aérien, retiendra son souffle en présence du poisson dont il pourrait transformer l’insondable océan en tempête ; qu’il craigne de faire déborder les lacs rivières et fleuves du Cancer. En revanche, il ridera à peine les sources puits et marécages du Scorpion.
Il rafraîchira le Lion caniculaire, ranimera les braises du Sagittaire mais qu’il prenne garde d’attiser les étincelles du Bélier qui n’a besoin que d’un soupir pour devenir incendie ravageur.

Pour affirmer leur personnalité et avoir du succès, les Gémeaux du premier décan se parfumeront à la vanille.
Les senteurs d’acacia permettront  à ceux du deuxième décan de ne douter de rien et leur apporteront la patience.
Les effluves de menthe doteront ceux du troisième d’une ardeur amoureuse sans égale. 


Le Blaireau -

 Dictionnaire du Zoodiac  : Signe de Poil, gouverné par l’ennuyeuse planète Rasoir.  Les natifs du blaireau sont généralement taquins...