lundi 8 août 2011

C'est la mi-août...

A la mi-août
L’hiver se noue.


LE CHAT


Tous les enfants chantent avec innocence la ronde de la Mère Michel dont le vilain Lustukru a bouffé le chat. Et leurs chats de s’en amuser car les chats aiment à rire,  tel l’évanescent minet de la jeune Alice. Car le chat est d’un naturel évanescent ; le chat s’évanouit, seul reste son sourire ; un sourire apparaît, voici venir le chat qui se montre et se cache inopinément.
Car le chat est farouchement inopiné….
Le chat qui semble n’en faire qu’à sa tête, sans en avoir l’air veille… il veille sur vous qui veillez sur son foyer et n’hésitera jamais à sacrifier… provisoirement… son confort pour se chausser de bottes et faire votre bonheur, car Perrault le dit bien, les bottes, « ne valent rien pour marcher sur les tuiles ».
D’ailleurs, même s’il glisse du toit, le chat se blesse rarement, faculté à lui offerte par le Prophète : Un jour que son chat était endormi sur un pan de son manteau, vint l’heure de la prière. Pour ne pas déranger son favori, Mahomet coupa le manteau. A son retour, pour le remercier, le chat ronronna en faisant le gros dos. Le prophète le caressa par trois fois, lui accordant cette faculté de toujours retomber sur ses pattes. Il aimait tant ses chats que pour n’être pas pour l’éternité privé de leur présence, il leur accorda une place en paradis.
Ce qui devrait rassurer certains esprits chagrins qui redoutent les chats surtout quand ils sont noirs, car les chats, insoucieux du bûcher que ce genre de mystification leur valut souvent, n’hésitent pas à faire croire qu’ils sont diaboliques ; cela les amuse. Les écrivains ne sont pas dupes. Ainsi Colette qui les aimait tant a traduit dans  La paix chez les bêtes les propos de l’un de ses noirs compagnons :
-« Je suis le diable. Le diable. Personne n’en doit douter. Il n’y a qu’à me voir, d’ailleurs. Regardez-moi, si vous l’osez ! Noir, d’un noir roussi par les feux de la géhenne. Les yeux vert poison, veinés de brun comme la fleur de la jusquiame. J’ai des cornes de poils blancs, raides, qui fusent hors de mes oreilles et des griffes, des griffes, des griffes. Combien de griffes. Je ne sais pas. Cent mille peut-être. J’ai une queue plantée de travers, maigre, mobile, impérieuse, expressive. Pour tout dire diabolique.»
Certains qui ne croient pas au diable éprouvent néanmoins du ressentiment pour le chat, les bouddhistes, par exemple, s’étonnent que ni lui ni le serpent ne semblèrent émus de la mort du Bouddha. Le chat n’est pas indifférent ; le chat est pudique et c’est aussi un sage qui garde son calme face à l’adversité. Ce qui indique son intelligence exceptionnelle dont témoignent les quatre heures journalières de rêve qu’ont observé les scientifiques..

4 commentaires:

le bourdon masqué a dit…

Hommage à:

Jojo
Grisou (Chartreux)
Cupidon
Pablo
Toup'ti
Roucki
Grisette
Clémentine
Phoenix (né Nostradamus)
Goblet
Capuchon
et tant d'anonymes caressés ou gratouillés sous le cou, dont j'ai croisé la route.

Donjon Ouest a dit…

les chats sont les animaux avec lesquels je m'entends le mieux depuis toujours. les chiens, il leur manque quelque chose, bien qu'ils soient doués d'un truc en plus.

almanachronique a dit…

Oui, Bourdon! La liste serait longue..Il m'arrivait autrefois, au lieu de conter les moutons pour m'endormir, de compter mes amoureux et tu me fais songer que j'y arriverais mieux avec mes chats aimés.
Bienvenue Donjon!
Pour vous deux, j'ai toujours pensé qu'un être qui aime les chats ne oeut être entièrement mauvais... Je pense à deux en particulier et même récemment un troisième de qui j'ai beaucoup supporté pour cette seule et unique raison... mais les chiens c'est pas mal non plus...
Miaouhh!

FRANKIE PAIN a dit…

très beau billet sur monsieur le chat

Amis conteuses et conteurs, vous allez sans doute me dire que j'enfonce une porte ouverte, mais bon, pour moi c'était nouveau. J...