mercredi 9 mars 2011

Quelle histoire!

A la Saint-Grégoire,
Taille la vigne pour boire






LES TEMPLIERS


Mars 1314… L’hiver n’est pas fini..
Un feu d’enfer crépite dans l’immense cheminée à hotte. Quatre corps nus s’enlacent perdus dans des fourrures ; les lits de ce temps sont vastes. Des tentures recouvrent les murs suintants d’humidité ; on étouffe dans cette chambre aménagée dans une ancienne tour de guet. Un des jeunes gens va ouvrir le verre dépoli qui obture la meurtrière.
Tout près, dans l’Ile aux Juifs, au pied de Notre-Dame, un brasier diabolique crépite ; l’odeur répugnante de la chair brûlée s’insinue par l’ouverture, domine celle des sachets de poudre parfumée et des herbes odorantes qui jonchent le sol. Le délire bruyant de la foule excitée, les hurlements déchirants des suppliciés couvrent les plaintes d’amour qui sortent de la couche.
Une voix puissante, terrifiante, une voix qu’on n’attendait plus, tonne ; la foule se tait ; les amants se dressent et s’immobilisent, toute idée de plaisir ou de volupté évanouie.
Jacques de Molay, Grand Maître des Templiers, avant d’être réduit en cendres a trouvé la force de maudire le pape, le roi Philippe, ses tortionnaires ; ils ne verront pas la fin de l’année.
Dans le tour de Nesle, les brus du roi et leurs amants l’entendent ; aucun d’entre eux ne reverra le printemps


1 commentaire:

NiNa-Lou a dit…

Bonjour, Pomme... Ces lignes m'ont donné envie de relire la série des romans de Maurice Druon, "Les rois maudits", qui demeure après presque 30 ans l'un de mes souvenirs de lecture (et aussi de spectacle avec la série TV)les plus forts... Reste à trouver le temps... pas avant d'avoir réussi à lire la pile de bouquins que j'entasse sur ma table de nuit !!! :-)))
Amitiés,
NiNa-Lou

Rimes à rien...

Que deviendra Arsinoë la Belle quand le sort l'enverra loin de son élément? Son avenir sera celui de la lentille qui se veut papillon...