samedi 23 janvier 2010

LES NOMBRES : le 1

A la Saint-Vincent, les glaçons perdent leurs dents
Ou les recouvrent pour longtemps.






La symbolique des nombres est basée sur de très anciennes croyances dont on trouve les échos dans les religions et aussi dans les contes. Ceux-ci commencent souvent par la formule : « Il était UNE fois… ».
Le un est le nombre des débuts, de la révélation. Il est recommandé de faire un vœu quand on fait une chose pour la première fois ; quand on mange le premier fruit ou le premier légume de la saison ; quand on entend le premier chant du coucou qui annonce la fin des gelées ; quand on aperçoit la première hirondelle ; la première étoile du soir et au premier coup de tonnerre du premier orage de l’année.
Nombre de légendes relatent l’abandon d’un enfant premier-né, voué plus tard à accomplir des actes étonnants.




jeudi 21 janvier 2010

Témoin impuissant

Les chambres d’hôtel sont d’un banal ! On ne se représente pas l’ennui d’y rester immobile, des jours et des jours, posé là, sur une table de chevet…
Les voyageurs aussi son banals. Toujours la même chose : représentants de commerce épuisés la nuit, couples illégitimes dans la journée, vieux ménages en déplacement, parfois des jeunes mariés… Enfin, c’est toujours la même chose…
Pourtant ce soir, exception ! J’en ai deux, là, qu’est-ce qu’ils se mettent !
Ils n’avaient pas l’air trop d’accord quand ils sont entrés ; un mot en entraîne un autre… Lui est amer, elle est acerbe ; elle fait de l’humour… enfin ce qu’elle croit être de l’humour… Il lui répond, il gueule, il est grossier ; elle de plus en plus hautaine, sarcastique..
Ben, ça n’a pas traîné, elle a pris une baffe ! Elle lui a rendu un coup de pied dans les tibias et lui, un autre aller-retour.
Elle a trébuché contre la table de chevet, ça m’a bousculé… J’ai tinté un peu.. ding, ding… je suis là, hé !
Mais ils s’en foutent… elle a maintenant deux yeux au beurre noir… lui, ses roustons ont échappé de peu aux escarpins pointus… et elle continue à ricaner, à se foutre de lui, à l’humilier… Ca le rend dingue ! Il ne se contrôle plus… Il va la démolir !
J’ai envie de sonner… il faut que je sonne pour les arrêter…
Alors personne ne va les appeler ? Ils ne connaissent personne, ces deux là ? Et le room-service, qu’est-ce qu’il fait le room-service, si présent quand on n’a pas besoin de lui ?
St Glin-glin, patron des téléphones, faites quelque chose, je vous en prie !…
Enfin… Quelqu’un appelle… Je sonne, je sonne, je sonne comme un possédé… Ils n’entendent pas… ils n’entendent rien…
Vlan !…. Ils n’entendront plus jamais rien !….

PP




mardi 19 janvier 2010

Les Philosophes et les Etres Nus

Quand les poules ont perdu leurs dents, il s’est passé des choses étranges : on vit des ogres sans couteau et des sorcières sans balais. Les animaux n’ont plus parlé.
Un peuple parvint en ce temps- là à un tel degré d’intelligence, qu’ayant tout compris de la vie, ils décida de se consacrer à la méditation et au plaisir et de ne plus se laisser troubler par les basses contingences de ce monde.
Comme on ne peut vivre de sérénité et de philosophie, il apparut indispensable d’asservir un autre peuple et de le consacrer au bien-être de nos penseurs.
Un conseil se réunit où l’on décida de rechercher des créatures assez robustes pour les défendre, assez intelligentes pour comprendre leurs désirs, assez dociles pour leur obéir en tout. Des éclaireurs partirent aux quatre coins du monde pour dénicher le peuple idéal.
Ils furent longtemps absents. Ils revinrent un jour, assez contents : dans une clairière d’une forêt profonde, ils avaient observé un tribu étonnante ; des êtres entièrement dépourvus de poils qui se déplaçaient debout sur leurs pattes arrières. Sans crocs ni griffes, pas spécialement rapides à la courses, ils parvenaient à chasser au moyen d’outils meurtriers de leur invention. Pour compenser une nudité qui les aurait condamnés à mourir de froid, ils avaient construit des abris dans lesquels ils tenaient captive une chose rouge et mouvante dont la chaleur pouvait surpasser celle du soleil. Les viandes qu’ils exposaient à cette chaleur prenaient une couleur et dégageaient une odeur l’une comme l’autre fort appétissantes ; l’on s’inquiéta un peu du fait qu’ils recouvraient leurs corps nus des fourrures dont ils dépouillaient leur gibier , mais après tout nos philosophes n’étaient pas non plus végétariens.
Vivre dans cette tribu pouvait convenir au projet de nos sages, mais les membres en étaient bien plus qu’eux, grands, intelligents, forts et adroits. Pour en faire de dévoués serviteurs, il n’était pas question d’utiliser la force.
Le conseil assemblé réfléchit longtemps ; leur peuple était beau , terriblement gracieux et pouvait se montrer affectueux. Les êtres nus, ils l’avaient observé avaient besoin d’affection ; ils stockaient pour se nourrir des céréales et redoutaient , principalement les femelles, les rats et les souris qui depuis toujours servaient aux divertissements de nos philosophes. Ils conclurent alors que, la violence n’étant pas envisageable,ils devraient user de charme. Ils se mirent en route jusqu’au camp des Etres Nus et s’établirent aux alentours.
Alors, lentement, avec une grande prudence et une redoutable efficacité, le Chat entreprit de domestiquer l’Homme.

PP

lundi 18 janvier 2010

Les Fileuses et Demoiselles des cairns laissent parfois dans la fuite furtive de leurs "danseries" des "pierres de janvier" dont la possession procure bien des avantages: il s'agit de topazes et d'améthystes.
La topaze, pierre veillée par les serpents de Topazins, est de toute-puissance. Elle écarte la jalousie et les désirs de vengeance, attire la passion, la générosité et l'amitié sincère. S'assombrit devant le mensonge, mais s'éclaire au contact d'un coeur loyal.
L'améthyste est pierre de noblesse. Elle conduit aux vertus spirituelles. Ses teintes lie-de-vin, ses éclats de violette dissipent à la fois l'ivresse et attirent vers soi les bienfaits des Floralières.

Pierre DUBOIS - Elficologue


♫ Soundtrack - Lord Rings - Arwen's Song

samedi 16 janvier 2010

A quelque point que les contes ornent l'esprit, et quelque agréables, ou quelque sublimes que soient les connaissances et les idées qu'on y puise, il est dangereux de ne lire que des livres de cette espèce. Il n'y a que les personnes vraiment éclairées, au-dessus des préjugés, et qui connaissent le vide des sciences, qui sachent combien ces sortes d'ouvrages sont utiles à la société, et combien l'on doit d'estime, et même de vénération aux gens qui ont assez de génie pour en faire, et assez de force dans l'esprit pour s'y dévouer, malgré l'idée de frivolité que l'orgueil et l'ignorance ont attachée à ce genre. Les importantes leçons que les contes renferment, les grands traits d'imagination qu'on y rencontre si fréquemment, et les idées riantes dont ils sont toujours remplis, ne prennent rien sur le vulgaire, de qui on ne peut acquérir l'estime qu'en lui donnant des choses qu'il n'entend jamais, mais qu'il puisse se faire honneur d'entendre.

CREBILLON fils - Le Sopha - introduction

mercredi 13 janvier 2010

L'AIGLE

Les douze premiers jours de janvier
Indiquent le temps des douze mois de l’année.



Le chat est connu pour faire la guerre aux souris.
En revanche, dans les logis où pullulent dragons et serpents, il est recommandé d’élever un aigle. Jupiter l’utilisait beaucoup.
Sa présence au foyer signifie abondance et bonheur, puissance et combativité.
Fréquemment représenté comme Janus avec deux têtes, il est symbole de victoire et de lumière.
Un aigle domestique est un admirable compagnon. Vous devrez toutefois vous abstenir de consommer ses œufs ; l’aigle déteste qu’on transforme sa progéniture en omelette et pourrait dans sa colère vous rendre fou. Procurez-vous plutôt une poule.
L’aigle âgé s’envole jusqu’au soleil pour réchauffer ses plumes, puis plonge trois fois dans une fontaine. Cet exercice a pour but de le rajeunir.
Si malgré tout votre aigle finit par mourir, coiffez-vous de ses plumes ; de celles de la queue, décorez un bâton et dansez. Puis mélangez sa cervelle desséchée à du suc de cigüe et buvez la décoction qui vous procurera des rêves étranges et fantastiques.
Au réveil (si vous vous réveillez !), vous danserez encore, et grâce aux pouvoirs magiques que vous aurez acquis et aux plumes d’aigle qui font disparaître le mal, vous pourrez soulager votre entourage de toutes ces petites misères qui empoisonnent la vie…


lundi 11 janvier 2010

vendredi 8 janvier 2010

jeudi 7 janvier 2010

"Je cherche la clef des évasions vers ces pays désirés, et c'est peut-être la mort."

ALAIN-FOURNIER


samedi 2 janvier 2010

L'esprit s'étend avec le coeur. Dans l'être humain dégradé, celui qui aime peut retrouver l'homme et son âme; comme en remontant vers les légendes les plus anciennes... on a des chances de retrouver les mythes les plus purs et l'idée du créateur unique.
Henri POURRAT - Vent de mars



Rimes à rien...

Que deviendra Arsinoë la Belle quand le sort l'enverra loin de son élément? Son avenir sera celui de la lentille qui se veut papillon...