lundi 29 novembre 2010

La Chatte Blanche (8)

-« Je n’avais pas la moindre idée, continuait la princesse, de ce que pouvaient être un cheval et son cavalier, car les fées qui voulaient faire de moi l’une d’entre elles, m’avaient tenu à l’écart du monde humain. Il ne fallait à aucun prix, pour acquérir les pouvoirs dont elles voulaient me doter, que je rencontre un homme et que je l’aime d’amour. Pourtant, en ouvrant les yeux sur le beau visage plein de sollicitude qui se penchait vers moi, mon cœur se mit à battre comme il n’avait jamais battu. Le mal était fait, j’avais rencontré un homme et je l’aimais et lui aussi m’aimait. Il me quitta, promettant de revenir chaque jour et me fit promettre de revenir aussi.
Folle de bonheur et pleine d’innocence, je rentrai chez les fées et leur racontai l’aventure. A leur mine grave, j’aurais pu me douter que je ne reverrais pas de sitôt mon beau cavalier.
Elles ne m’interdirent rien, mais un charme s’étendit sur le domaine de telle sorte que jamais plus je ne pus en franchir les limites. Chaque jour à l’heure dite, j’errais sur les frontières du jardin des fées, sans pouvoir approcher de mon amour…j’entendais sa voix dans le lointain, qui chantait des chansons de plus en plus tristes.

1 commentaire:

DIDIER CLAVIEN a dit…

le supplice de ne pouvoir enrichir le répertoire du beau chanteur me rappelle des souvenirs. Bien sûr, elle , à mon égard, autrefois, en trouva un autre. Mais pour votre conte, je suis curieux de savoir la suite.
Didier

Amis conteuses et conteurs, vous allez sans doute me dire que j'enfonce une porte ouverte, mais bon, pour moi c'était nouveau. J...