vendredi 24 juillet 2009

Les deux frères (15)


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Il n’oublia pas non plus le brave aubergiste ; il le fit venir et lui dit : « Vous voyez , ami aubergiste, que j’ai épousé la princesse ; donc votre maison et votre auberge sont à moi ? – C’est juste, puisque j’ai perdu mon pari, répondit piteusement l’aubergiste. – Ce qui est juste, c’est de ne pas vous priver d’un bien dont vous avez plus besoin que moi ; mais puisque vous étiez prêt à honorer votre parole, je vous donne en plus ma mise de mille pièces d’or. »
Les jeunes mariés étaient gais et heureux de vivre ensemble ; cependant le nouveau gouverneur n’oubliait pas ce qu’il avait été et allait souvent à la chasse, suivi de ses animaux.
Or, il y avait dans la voisinage une forêt dont on disait qu’elle était enchantée : qui y pénétrait risquait de ne jamais en sortir. Le jeune gouverneur, naturellement, mourait d’envie d’y aller chasser ; aussi ne laissa-t-il pas de repos au vieux roi tant qu’il ne le lui eut pas permis. Il se mit en route avec une forte escorte ; à peine entré dans la forêt, il vit une grande biche, blanche comme neige. Il commanda à sa suite de l’attendre car il voulait la poursuivre seul. Il galopa sur les traces de la bête, suivi seulement de ses animaux. Ses gens, selon ses ordres l’attendirent, mais le soir venu, il ne revint pas. Ils durent rentrer au château et annoncer à son épouse la triste nouvelle. La jeune femme se mit à craindre pour sa vie.
A+PP

1 commentaire:

anne des ocreries a dit…

Ouille ouille ouille....dans quoi va--il encore se fourrer celui-là ?

Amis conteuses et conteurs, vous allez sans doute me dire que j'enfonce une porte ouverte, mais bon, pour moi c'était nouveau. J...